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MINISTRY (usa) - ΚΕΦΑΛΗΞΘ (Psalm 69) (1992)








Label : Sire
Sortie du Scud : 14 juillet 1992
Pays : Etats-Unis
Genre : Néo Indus
Type : Album
Playtime : 9 Titres - 45 Mins





« Alors j’en mets combien ? »
« Vous en mettez pas trop ! »


Si Perceval et Karadoc avaient été musiciens, ils auraient sans doute manié l’art du dosage avec une précision effarante. Le seul problème est qu’ils ne furent que des chevaliers de la Table Ronde. Mais s’ils avaient vécu dans les années 1990, je parie ma chemise qu’ils auraient trouvé Psalm 69, The Way To Succeed and The Way To Suck Eggs de MINISTRY fameux.
Al Jourgensen est un fumier. Mais pas un fumiste. Tel un Zappa moderne et sauvage, il a laissé moult traces de son passage au format 33 RPM, des traces éparses, variées, des débuts de son groupe culte en passant par des collaborations avec Jello Biafra, autre outlaw notoire, et des side projects sulfureux et riches en acides gras (REVOLTING COCKS en étant le meilleur exemple).
On le suivait à la trace déjà dans les années 80, durant lesquelles il balbutiait encore son laïus de l’extrême sur fond de rythmiques corrosives et itératives.

The Land of Rape and Honey nous avait mis la puce à l’oreille avec son hit, “Stigmata”. Ca swinguait salement, ça écorchait calmement, mais ça arrivait presque à ses fins.

The Mind is a Terrible Thing to Taste nous offrait le diptyque “Thieves” et “Burning Inside” qui servirait d’ailleurs quelques années plus tard d’accroche introductive à une émission bien connue de M6, la petite chaîne qui montait encore à l’époque.

Mais il manquait un truc, le je-ne-sais-quoi qui aurait transformé le pétard maousse en feu d’artifesse majestueux et au bouquet final à vous exploser le sphincter (qui a dit quoi).
Et une fois de plus, alors que le cadre expérimental des 80’s était trop étriqué, ce furent les nineties qui offrirent à MINISTRY les moyens, et la manière de faire le plus de boucan possible, tout en restant paillard et jovial. Et pourtant, aussi cynique soit Psalm 69, il contient aussi une sévère dose de pessimisme et de lucidité sur les années Reagan/Bush. Un constat amer mais ironique. En gros, une grave latte dans les burnes avec un sourire éblouissant. Et la corrélation avec les testicules est d’ailleurs très pertinente. Car après tout, le titre interminable de l’album n’est qu’un jeu de mot d’Aleister Crowley sur une position bien connue des forniqueurs acrobates, le fameux tête à queue, ou 69 comme vous préférez.

Mais jamais MINISTRY n’avait été aussi compact et menaçant. Et pourtant, comme d’habitude, ils avaient placé en début de disque un postulat traquenard inévitable et serais-je tenté de dire, salvateur.
« NWO » (New World Order) et son clip au montage saccadé et répétitif était bien sur l’intro qu’il fallait. Dénoncer, montrer du doigt et en 24 images secondes, et scander. La voix d’Al, passée au papier de verre est le meilleur haut-parleur qui soit pour ce pamphlet nihiliste, verbe cru et cruel soutenu par des guitares vrombissantes et acides comme une pluie d’été près de Tchernobyl.
Mais le plus beau à propos de cette livraison 92’, c’est qu’elle a été chérie, préparée, et qu’elle ne laisse pas cette sale impression de brouillon un peu bâclé et non relu qui gâchait une bonne moitié des albums précédents. « Just One Fix », et ses samples piqués à des pelloches aussi diverses que déviantes comme The Trip, Hellraiser ou bien Sid et Nancy, est bien sur une ode, une sérénade offerte sur une cuiller d’argent à la dope, la coke, l’héro, enfin tout ce qui est susceptible d’altérer la perception comme le disait T.Leary et le pratiquait Hunter Thompson. Un hit de l’obscur. Certains appelleraient ça du Métal Industriel, mais quelle injure, et pourquoi classifier ? C’est juste un bruit blanc, lancinant, qui vrille les tympans et qui vous presse les tempes jusqu’à ce que le jus coule par vos orbites.
Et au rayon des striures qui rayent l’inox encore mieux qu’un diamant brut, parlons je vous prie du (trop ?) fameux « Jesus Built My Hotrod » et ses emprunts à Blue Velvet et Wise Blood.
"Nobody with a good car needs to worry about nothin', do you understand?"

Al et Paul foncent donc caboche baissée sans casque sur l’autoroute de l’enfer, sauf que la leur est bien plus dangereuse mais drôle que celle de feu Bon Scott. Un burner qui laisse un max de gomme sur l’asphalte, et qui repart en faisant crisser les pneus de David Lynch. Le tuning ultime, avec la sono à fond la caisse boosté par des boomers de quarante de diamètre, la portière ouverte, et la gueule des évangélistes de tous horizons écrasée contre le bitume. Parfait. Une blague de potache à 120 RPM, sans regret, ni signe de politesse.

Et comme le duo aime les contrastes, au moment de passer à la suite, qu’on pressent dans la même veine, surgit « Scare Crow » qui n’effraie pas que les pigeons. Empruntant au passage le fluide du premier Sab’, la lourdeur des SWANS, et la cinématographie (mais oui !) underground d’un Richard Kern, urbaine, poisseuse et sans espoir, MINISTRY tisse une longue litanie de plus de huit minutes cousue de fil noir et resserre les mailles. Incantation moderne, « Scare Crow » est peut être ce que Al et Paul ont accompli de plus glauque, de plus malsain. Bien loin de l’esprit frondeur et potache de la fin de première face (version vinyle), ce morceau n’incarne pas autant un retour à la réalité que l’on a jamais quittée qu’un procédé discursif différent, plus hôtel minable, chambre de passe tâchée de bière et de moisi, débouchant sur un grand espace sombre et peuplé d’une faune fatale. Néons blafards, teint de cadavre. La fête est finie. Mais il reste encore un peu de bruit dans le fond.

On pourrait envisager « Psalm 69 » - le titre – comme un blasphème suprême. Voyez le plutôt comme un brûlot de cinq minutes dans la droite lignée des agnostiques vachards qui ont une revanche à prendre sur la Bible, la vraie. « Corrosion » et « Grace », loin de faire du remplissage pour durée déterminée, accomplissent à merveille leur rôle de carte de visite post massacre, et se font une fois de plus les échos des plaintes à but non lucratif et des guitares abrasives. La messe est dite et le curé s’en va trousser un enfant de cœur, avant de découvrir que celui ci n’est autre que Jourgensen déguisé en communiant prêt à lui exploser la face. Gratos, parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse…

L’évangile 92’ selon MINISTRY était un bien curieux ouvrage. Violent mais supportable, tendu, mais souple, lourd, mais volubile, bavard, mais avec parcimonie. Indus ? Je ne sais pas et n’en ai cure. Metal ? Assurément, mais comment pouvait il en être autrement ?
Ce fut le plus grand succès commercial du duo, et trois singles en furent tirés. Il agita le Hot 30 du sacro-saint Billboard, mais Jourgensen et Barker n’en avaient sans doute rien à foutre. Et laissa les oreilles à feu et à sang, comme l’administration Bush le pays.
Et bientôt, les deux allaient se retrouver, par l’entremise de Junior, pour un autre effort incendiaire.
La politique et la musique peuvent parfois cohabiter.

Juste une question de dosage après tout.



Ajouté :  Mercredi 29 Février 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
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Hits: 5110
  
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