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FURY FEST 2004 (FRA) - Le Mans (25-26-27/06/04)


Date du Concert : 25,26,27 Juin 2004
Lieu du Concert : Parc des Expositions du Circuit des 24h du Mans (Le Mans, France)
Live reports des autres éditions : Fury Fest 2004, Fury Fest 2005, Hellfest 2009, Hellfest 2010, Hellfest 2011, Hellfest 2012, Hellfest 2015, Hellfest 2016

Pour sa troisième édition depuis 2001, le Fury Fest a choisi de sortir le grand jeu : trois jours, une affiche digne des plus prestigieux festivals Metal européens, un site à la hauteur de l’événement – le Parc des Expositions du Circuit des 24h du Mans - et en plus la particularité de ne proposer que des musiques extrêmes soit HardCore, Punk et Death-Metal. Ce qui fait en fait – en plus du plus grand événement Metal français de ces dix dernières années - un festival unique et par-là même absolument incontournable pour tout amateur des genres précités, et donc propre à attirer des spectateurs étrangers.

***** Premier jour *****

On part dans la matinée du vendredi 25 de Paris, il faut compter un peu plus de deux heures de route jusqu’au Mans, plus le temps de faire quelques courses, s’installer dans notre très confortable lieu d’hébergement du week-end (on ne goûtera pas aux joies du camping festivalier pour cette fois !), faire le plein de calories (on en aura bien besoin !) et enfin prendre la route du fameux site, déjà pas spécialement en avance… Et là, première énorme déception : une immense file de voitures nous attend à l’entrée du site. Quand je dis « immense », comprenez qu’il nous a fallu environ une heure et demie avant de pouvoir entrer sur le parking ! Au moins, on est rapidement rassuré quant à l’affluence de cette année. Par contre, pour l’organisation, les inquiétudes pointent le bout de leur nez… D’autant plus qu’après avoir (facilement) trouvé une place sur le parking, on se retrouve face à une nouvelle et non moins immense file d’attente… Pour les gens qui vont au camping, donc pas pour nous fort heureusement. A partir de là, c’est assez rapidement que nous pouvons pénétrer sur le site…

C’est parti pour une présentation dudit site. A droite, à proximité de l’entrée, nous avons une tente réservée aux amateurs de tatouage, et juste à côté, sous une autre tente, tous les stands de merchandising (l’« Extrem Market »). Juste après, on trouve un petit chapiteau censé être un endroit de détente avec une sono diffusant du HardCore à haut volume en continu ! Ensuite, on trouve une longue allée où les stands de nourriture se succèdent aux stands de boissons. De la nourriture de qualité moyenne pour un festival, c’est-à-dire mangeable pour qui ne fait pas trop le difficile. Niveau choix, c’est rudimentaire et classique si l’on excepte la paëlla, ça il fallait y penser ! J’ai eu le courage d’y goûter et j’ai survécu alors je ne vais pas me plaindre ! Les prix sont moyens, peut-être un poil élevés, m’enfin j’ai vu bien pire ailleurs donc là encore, pas de quoi crier au scandale à mon avis ! A noter que le festival utilise le toujours intelligent système des tickets qui permet de limiter un tant soit peu les files d’attente devant les stands. Par contre, contrairement à d’autres festivals, les verres ne sont pas payants et comme il est bien connu qu’un Metalleux confond facilement sol et poubelle, le site ne restera pas propre bien longtemps. D’autant que l’état des toilettes va accélérer le problème (sur le site, c’est très peu gênant, mais apparemment au camping, c’est rapidement devenu l’enfer). Enfin, venons-en au plus intéressant : les deux scènes. Donc au fond à droite de l’allée que je vous ai décrite, on trouve la Velvet Stage, une salle de capacité moyenne, absolument pas prévue pour accueillir simultanément les 8000 spectateurs présents chaque jour et qui donnera donc lieu pour certains concerts à des embouteillages souvent décourageants et une chaleur à laquelle il faudra s’habituer tant bien que mal, ladite salle n’étant aérée qu’au niveau de la petite porte d’entrée. A noter tout de même, le son qui sera très bon pour toutes les prestations que j’y ai vues. 400 mètres en contrebas, on trouve enfin la Main Stage, cette fois une très grande scène largement suffisante pour accueillir tout le public, plus haute de plafond, plus ouverte et donc parfaitement respirable ! Notons aussi le temps qui sera au rendez-vous puisqu’il fera beau et chaud pendant les trois jours… On n’atteindra jamais les conditions d’un Wacken mais il y a de quoi prendre quelques couleurs ! Enfin, vous ai-je dit que niveau affluence, c’est du jamais vu en France ? Comme quoi un festival Metal avec une affiche digne de ce nom est capable d’attirer la foule, même en France. Et encore, n’oublions pas de considérer qu’il n’y a qu’un seul genre de Metal représenté... L’ambiance sera vraiment excellente, je passe vite fait sur tous les gens que j’ai rencontrés pendant ces trois jours, nouvelles rencontres ou vieilles connaissances, ce Fury Fest 2004 est LE rassemblement du public Metal extrême français ! Voilà pour le tour d’horizon, place à la musique maintenant !!!

Le festival commence donc pour moi dans la Velvet Stage avec COMITY, un groupe français de Metal HardCore complètement déjanté que je connais et adule depuis un bon moment déjà. Ce qui ne va pas m’empêcher de me prendre ma première grosse claque du festival, leur prestation étant comme d’habitude des plus impressionnante et maîtrisée, malgré les nombreuses difficultés techniques et structures tordues de leurs morceaux. Quant au jeu de scène il est toujours aussi prenant, autant dans les passages énervés que dans les moments les plus émotionnels. Fantastique ! (9/10)

Vient ensuite BLOOD FOR BLOOD sur la Main Stage, un groupe américain qui donne lui dans un HardCore assez basique, et nous livre un show de bonne facture où se succèdent continuellement mosh parts et moments d’accalmie. Rien d’extraordinaire au programme donc mais l’efficacité est là ! A noter un court moment de « Angel Of Death » de qui vous savez ! (6/10)

On ne perd pas de temps et on se rue à nouveau dans la Velvet Stage pour découvrir BENIGHTED, un groupe français de Brutal Death qui va nous ravir d’une prestation intense, avec des morceaux recelant de changements de tempos efficacement placés et qui laissent en plus une large et judicieuse place aux mélodies. Convaincant ! (8/10)

Bien parti sur ma lancée, j’enchaîne directement avec IGNITE. Au menu, du HardCore Old School saupoudré de speechs revendicatifs. J’ai beaucoup moins accroché que pour Blood For Blood et me suis assez rapidement éloigné. (4/10)

Le groupe suivant est CURL UP AND DIE et on me le présente comme étant dans le style d’un Converge… Ce qui est en effet le cas, si j’étais méchant je parlerai même d’une pâle copie : c’est bien moins recherché harmoniquement et techniquement, bien moins impressionnant même si le show est bien travaillé et que les musiciens occupent bien la scène. Je reste sur ma faim et quitte la salle au bout de quelques morceaux. (5/10)

C’est qu’en plus, il me faut garder des forces pour apprécier à sa juste valeur THE HAUNTED qui joue sur la Main Stage. Honte à moi, je n’avais jamais écouté ce groupe et c’est une claque magistrale que je vais me prendre pendant quarante minutes ! Du Thrash Death ultra efficace, une interprétation carrée et un son monstrueusement approprié : avec les suédois, c’est la boucherie à tous les étages !! (8/10)

Après ça, je m’octroie une petite pause, un peu par dépit car ça commence à embouteiller sévère pour entrer dans la petite Velvet Stage. En fait, je n’y remettrai plus les pieds avant le lendemain soir et donc à partir de là, je ne vais quasiment plus voir qu’un groupe sur deux. Il faut dire que les groupes qui m’intéressent – comprendre surtout les groupes de Metal - jouent pour la plupart sur la Main Stage donc je ne pense avoir perdu grand chose à « feignanter ». Bref, alors que je me dirige de nouveau vers cette dernière, après une petite collation, quelle n’est pas ma surprise en entendant tout le public chanter en chœur une espèce de chanson paillarde… Ils ont invité In Extremo ou quoi ??! Eh bien presque, il s’agit en fait de DROPKICK MURPHYS, un groupe de euh… Rock Metal folklorique, avec cornemuse et chansons à boire. Ca décape bien, on passe un bon moment et d’ailleurs le groupe rencontre un étonnant succès, je suis carrément surpris du nombre de personnes qui ont l’air de bien connaître ce groupe que je connaissais pour ma part que de nom, et encore ! (7/10)

La nuit a commencé à tomber et c’est maintenant HATEBREED qui est sur la grande scène. Un groupe de Metal HardCore américain que j’avais déjà eu le bonheur de découvrir la semaine précédente au Waldrock. L’effet de surprise n’est donc plus au rendez-vous, mais force est de constater encore une fois que le groupe n’a pas son pareil pour installer le chaos ! De vrais fous furieux du riff et des mosh parts ! Donc toujours très efficace en fait ! (8/10)

Après une nouvelle pause pour ma part, je repasse sur la Main Stage pour un vrai groupe de Metal cette fois, TESTAMENT, qui débarque sur scène avec le furieux « D.N.R. ». Me faisant une joie de revoir ces vétérans du Thrash qui m’avaient forte impression l’année dernière à Wacken, je vais vite déchanter à cause des conditions sonores absolument imbitables… Dégoûté, je ne vais quasiment rien comprendre à leur prestation, si ce n’est le dernier morceau « Disciples Of The Watch », un de leurs grands classiques. Décevant donc, mais on ne pourra que difficilement en tenir rigueur au groupe… (5/10)

Et pour clôturer cette première journée déjà bien éreintante, voici venir l’éternel nouveau groupe de l’ex-emblématique leader de Sepultura, SOULFLY ! Je ne vais pas avoir grand chose à en dire, les compos du groupe me laissant le plus souvent de marbre. Je m’étonne toujours – c’est la seconde fois que je vois Soulfly – que le groupe incluse autant de reprises de Sepultura dans leur set alors que Soulfly en est au moins à son troisième album… Max Cavalera vivrait-il sur son passé ? Bref, on a eu le droit ce soir à pas moins de cinq reprises de Sepultura dont « Roots Bloody Roots », « Refuse / Resist », « Troops Of Doom », « Mass Hypnosys » et « Inner Self » lesquelles auront au moins eu le mérite de me sortir de la léthargie dans laquelle m’ont plongé les compos de Soulfly, qui ne sont à mon avis que de fades prolongements de ce que faisait Sepultura à l’époque « Roots ». (5/10)

Voilà pour cette première journée qui m’aura déjà bien botté avec notamment les shows de Comity, Benighted, The Haunted et Hatebreed !! On rentre ainsi bien morts dans notre logis, ce qui ne nous empêchera pas de faire un after déraisonnablement chargé… Après tout, ce n’est pas festival tous les jours, hein ??!

***** Second Jour *****

Lorsque je me réveille ce samedi matin, des vapeurs d’alcool et autres flottant encore dans ma tête, j’ai un peu l’impression que je viens juste de me coucher et à vrai dire, je me demande un peu comment j’ai réussi à arriver jusque mon lit !! Arf ! La journée va être longue et dure… Mais il ne s’agit pas de perdre trop de temps car Korum joue ce matin ! Heureusement, cette fois l’entrée sur le parking du festival est fluide…

Et quand on arrive dans la Main Stage, KORUM vient juste de débuter son set devant une foule déjà pas mal présente. On aurait eu tort de les louper car le groupe apparaît plus au point que jamais et va délivrer une prestation carrée et dynamique d’un bout à l’autre. Mon impression du concert de mai avec le nouveau line-up se confirme : le côté technique des compos de Korum ressort plus que jamais, même si derrière la batterie, Tarik se montre plus sobre que lors du concert à la Loco (il faut dire qu’il ne joue pas sur sa batterie). Ainsi une place plus large est laissée aux autres, notamment au nouveau guitariste dont on a pu apprécier, grâce à l’excellent son, le jeu aussi impressionnant de dextérité que de propreté. Gageons que le groupe aura fait de nouveaux Korum-maniacs au cours de cette prestation ! (8/10)

Le groupe suivant, toujours sur la Main Stage pour moi, est TRANSMISSION O et va nettement moins m’emballer. Les hollandais nous délivrent un HardCore qui se veut lent et pesant, ponctué de passages atmosphériques avec chant clair… Je suis d’ordinaire assez fan du style (Neurosis, Cult Of Luna) mais force est de constater que les compositions de Transmission O sont bien moins originales et intéressantes que celles de ces derniers et que finalement cette prestation ne va pas m’accrocher plus que ça, surtout sur la longueur… (5/10)

Je me permets ensuite une pause et ne reprend donc les hostilités qu’un peu plus d’une heure plus tard avec CALIBAN, qui va me réveiller derechef avec son Metal HardCore puissant à souhait, agrémenté de quelques mélodies bien senties, qui n’est pas sans rappeler un certain Killswitch Engage… Une prestation bien envoyée !! (7/10)

Puis les choses sérieuses commencent puisque DYING FETUS entre à son tour sur scène ! Les américains nous ont fait le plaisir de passer au Fury Fest alors qu’ils ont annulé tout le reste de leur tournée, c’est sympa pour nous ! Dans de bonnes conditions sonores, le groupe va comme à son habitude assurer une prestation brutale, technique et variée, toujours aussi bluffante de maîtrise et de présence scénique… Je me suis pris une baffe magistrale de Death Metal comme à chaque fois que je les vois, ça ne fait jamais que quatre fois en deux ans… J’en reprendrai bien un peu et le plus tôt sera le mieux !!! (9/10)

On reprend encore brutalement avec SKINLESS, qui donne dans un Death particulièrement bourrin et dont j’ai malheureusement trouvé que rien ne ressortait vraiment… Et finalement, je n’ai rien retenu de spécial de ce show. (4/10)

C’est maintenant au tour d’un des groupes les plus attendus de ce festival de fouler la Main Stage, THE DILLINGER ESCAPE PLAN. Pour ceux qui ne sont pas au parfum, sachez que ce groupe est un cas assez unique sur la scène HardCore, car pratiquant une musique aussi violente que complexe et technique. Ils n’ont pour l’instant sorti qu’un vrai album « Calculating Infinity » il y a cinq ans de cela, puis un EP peu de temps après. Et enfin, ils reviennent sur le devant de la scène puisque, outre cette tournée européenne tant attendue, leur second album sera dans les bacs début juillet. Et donc Dillinger en live, qu’est-ce que ça donne ? Eh bien évidemment, ça donne une prestation folle furieuse, complètement frénétique, étrange, barrée et très violente… Stupéfiante ! Ceux qui pensaient que leur musique serait injouable sur scène doivent avoir encore du mal à s’en remettre : non seulement les musiciens interprètent les compositions avec une facilité déconcertante, mais ils se permettent de nous offrir un spectacle sans commune mesure, les gratteux se contorsionnant dans tous les sens et sautant dans tous les coins et recoins de la scène, sur les retours, sur la grosse caisse de la batterie, … Souplesse exigée en plus d’une technique de pointe ! Edifiant et évidemment totalement prenant, pour peu qu’on adhère à leur trip ! (10/10)

Pour se remettre d’un tel choc, quoi de mieux qu’une surpuissante prestation de Metal HardCore mélodique ? C’est en tout cas ce que va nous proposer KILLSWITCH ENGAGE, et d’une telle manière que peu de monde dans le public n’y trouvera mot à objecter ! La prestation des américains est telle que je me le rappelais, c’est-à-dire un modèle d’efficacité, entre riffs bétonnés et refrains mélodiques, pillant des extraits des deux excellents albums du groupe. L’interprétation est carrée au possible et on décernera une mention spéciale à l’excellent chanteur qui assure aussi bien sur les vocaux énervés qu’en chants clairs ! De plus, le groupe fait preuve d’une excellente présence scénique. Vivement une tournée en tête d’affiche pour en profiter encore plus longtemps car quarante minutes, c’est bien trop court !!! (10/10)

ABORTED oblige, c’est le moment de repasser dans la Velvet Stage où les belges – dans des conditions sonores vraiment excellentes – vont nous servir une série de baffes comme eux seuls savent le faire. Un set à l’exécution parfaite, d’une brutalité sans concession et mené de mains de maître par un Sven communicatif ! (9/10)

Vous l’aurez compris, on est en plein dans LE moment d’euphorie du festival et les superlatifs commencent à me manquer. C’est pourtant bien au tour de SUFFOCATION d’enchaîner directement après Aborted, sur la Main Stage donc. Première fois pour moi que je vois sur scène ce groupe légendaire qui reste une influence majeure de bon nombre de groupes actuels évoluant dans le style Death brutal et technique… Et les « papys » sont apparemment venus avec la ferme intention de rappeler à tous ces petits jeunes qui est leur maître, pour notre plus grand bonheur. Le groupe apparaît donc très au point, l’interprétation est précise et brutale et la set-list a de quoi combler les fans car les classiques sont de sortie avec entre autres « Effigy Of The Forgotten », « Breeding The Spawn » et « Pierced From Within », joués à côté de quelques extraits du nouvel album qui passent parfaitement l’épreuve du live… Excellent et encore une fois, quarante minutes, c’est bien trop court !!!! (9/10)

Après être passé voir CHIMAIRA, un groupe de Metal HardCore qui ne m’aura franchement pas marqué, je file à la Velvet Stage voir un bout de MALEVOLENT CREATION, un autre groupe légendaire de Death Metal, même si j’ai l’impression qu’il a tendance à être classé en seconde zone par beaucoup… Reste que sur scène, les vétérans n’ont rien perdu de leur verve et font preuve encore une fois ce soir de tout leur savoir-faire. Au menu donc, Death brutal fait de riffs incisifs, de changements de rythme efficaces et mené par un chanteur carrément survolté, le tout avec encore une fois un bon son… Imparable !! (8/10)

Cette fois-ci, c’est peut-être LE groupe le plus attendu du festival qui se produit sur la Main Stage : MESHUGGAH qui nous fait l’honneur de passer en France uniquement pour ce Fury Fest… Mais Ô malheur, le groupe va décevoir bon nombre de ses fans, moi le premier. Pourtant, dieu sait que j’aime ce groupe sur album, mais cette fois-ci sur scène, l’alchimie ne s’est pas faite. Les compos restent ce qu’elles sont mais ce soir elles paraissent sans saveur alors que sur album je les trouve puissantes et sautillantes… Avec le recul, je dois même dire que je n’ai plus de souvenir précis de cette prestation – si ce n’est les toujours excellents solos de guitare de Fredrik Thordendal - que j’ai dû finir par écouter d’une demi-oreille sous le coup de la déception… Ca arrive aux meilleurs et j’espère les revoir prochainement sous un jour plus avantageux ! (6/10)

On reste dans la Main Stage en attendant la tête d’affiche du jour : FEAR FACTORY. J’avais déjà pu apprécier le groupe la semaine précédente lors du Waldrock, alors qu’il jouait dans de piètres conditions sonores… Cette fois, leur son sera meilleur même si pas encore optimal (la guitare peine à se faire de la place dans le mix) et les américains joueront plus longtemps puisque pendant un peu plus d’une heure. Mais passée la première partie du set qu’ils avaient déjà joué lors du Waldrock, composée entre autres de « Demanufacture », « Zero Signal », « Shock » et « Edge Crusher », je vais vite me lasser, surtout que Burton C. Bell n’est à mon goût pas particulièrement en voix, je dirais même qu’il est carrément à l’ouest sur les chants clairs. Il faut dire qu’à cette heure avancée et après une journée aussi chargée, la fatigue n’aide pas, et ce n’est pas par exemple la version mollassonne de « Dog Day Sunrise » au milieu du set qui va m’aider à refaire surface ! Bref, Fear Factory n’a pas été franchement mauvais mais sans plus… (6/10)

Quelle journée !!! Malgré la déception Meshuggah, on ne va pas se plaindre car le programme aura été riche en satisfactions aujourd’hui : la grosse journée du festival aura tenu quasiment toutes ses promesses, surtout que l’organisation apparaît bien au point et l’enchaînement des groupes parfaitement fluide, ce qui fait que les vrais warriors ont pu se régaler de tous les concerts… La donne sera malheureusement bien différente le lendemain…

***** Troisième jour *****

Les premiers groupes intéressants de la journée pour nous n’étant prévus que pour midi, on ne se fait pas prier pour grappiller quelques heures de sommeil supplémentaires, qui ne seront pas du luxe pour se remettre un tant soit peu de tous les abus de la veille…

On arrive donc juste à temps pour assister au show des nancéens de Scarve… « A temps ? » Eh bien non, finalement plutôt très en avance car le début des festivités a pris pas moins d’une heure et demie de retard faute à la balance du groupe de tête d’affiche (Slipknot) qui a commencé bien plus tard que prévue, ce qui occasionnera un nombre considérable de bouleversements dans le planning, devenu dès lors difficilement gérable, et commencera à réveiller par la même occasion l’hostilité d’une certaine partie du public envers les stars américaines, ce que nous aurons l’occasion de constater plus tard…

Après cette attente imprévue, nous voici donc de nouveau sur la maintenant familière Main Stage pour soutenir comme il se doit nos compatriotes de SCARVE ! Et c’est peu de dire que les parisiens vont nous faire plaisir car j’ai beau avoir vu le groupe de nombreuses fois en live, jamais je ne l’avais vu aussi au point ! Son troisième album, « Irradiant », a définitivement fait passer la vitesse supérieure à Scarve et il apparaît tout à fait justifié que le groupe consacre quasiment l’intégralité de son set d’une demi-heure à ses nouvelles compositions, plus accrocheuses que jamais. Mais ce n’est pas son seul atout ! Scarve a aussi considérablement progressé au niveau scénique et apparaît aujourd’hui très à l’aise. L’interprétation est excellente, y compris celle des deux chanteurs, qui en plus de cela ont bien su occuper le large espace scénique. Notons aussi que pour une fois, le groupe joue dans de bonnes conditions sonores, ce qui a encore ajouté au côté positif de cette prestation ! (8/10)

Direction la Velvet Stage maintenant, pour y revoir un groupe sur lequel j’avais littéralement flashé au mois d’avril dernier lors du Headway Festival : TEXTURES. Les hollandais vont haut la main confirmer ma première bonne impression en livrant un set d’une vingtaine de minutes, riche, varié et intense. La musique du groupe se rapproche assez de celle de Meshuggah, avec toutefois des passages atmosphériques plus présents (on n’a malheureusement pas eu le droit au solo de saxo sur « Transgression ») et surtout un côté HardCore bien plus prononcé, notamment par le chanteur, que j’ai trouvé bien plus à l’aise qu’il y a trois mois et donc nettement plus convaincant. La set-list condensée est absolument imparable et l’interprétation de haut niveau surtout de la part du batteur ! Textures n’en est certes qu’à son premier album mais s’affiche d’ores et déjà comme l’une des formations les plus intéressantes de la scène… A suivre attentivement donc ! (9/10)

Sans trop de conviction, je repasse sur la Main Stage pour DEW SCENTED, un groupe allemand que j’ai déjà vu plusieurs fois par le passé et qui ne m’a jamais convaincu plus que cela. Le groupe a beau être talentueux et carré sur scène, la linéarité de son répertoire fait que j’ai du mal à ne pas décrocher passés les trois premiers morceaux… Eh bien tout pareil encore une fois : Dew Scented est certes un groupe bien au point mais il faut vraiment être un amateur de Thrash pur et dur pour parvenir à s’intéresser pendant toute une demi-heure à son show. (6/10)

Ma réaction sera identique pour NASUM, un groupe suédois de GrindCore qui ne fait pas dans la dentelle, mais dont les compos apparaissent si dénuées de tout relief que je vais y rester parfaitement hermétique ! (4/10)
Et pareil pour UNSANE, un trio américain qui m’a tant marqué que je serais bien incapable aujourd’hui de vous parler de ce qu’ils jouent ! Il est grand temps pour moi de trouver un groupe qui va me réveiller… (3/10)

… Trouvé une petite heure plus tard dans la Velvet Stage avec CARNAL FORGE ! J’avais déjà vu ces brutes suédoises il y a fort longtemps lors d’un « banal » concert au Club Dunois parisien, et j’étais resté sur une bonne impression, qui m’avait été confirmée par l’album « Firedemon » acheté dans la foulée… Mais cette fois le Thrash Death de Carnal Forge va véritablement me foutre une claque, oserais-je même dire l’une des plus belles du festival ? Mais oui, soyons fou ! Tous les ingrédients sont réunis pour le concert parfait : un son puissant et limpide, des riffs de tueurs, des compositions brutales et soutenues, des musiciens qui en imposent par leur technique et leur physique (il faut bien le dire : ils ont la carrure de l’emploi ! Et qui en plus se permettent de ne pas se prendre au sérieux : c’est flagrant au vu notamment de toutes les conneries que débite le chanteur entre les morceaux ! Terriblissime !!! (8/10)

Je reviens donc fort réjoui dans la Main Stage pour assister au show du plus prestigieux de nos représentants, le récemment reformé LOUDBLAST… Qui fidèle à lui-même va nous livrer une prestation de haut niveau blindée de classiques. Un grand moment donc en compagnie de versions carrément probantes des « Subject To Spirit », « Cross The Threshold », « Taste Me », « Man’s Own » et « No Tears To Share » (malgré une intro foirée et quelques petits bugs sur cette dernière). Par contre, j’ai encore du mal avec les nouveaux morceaux joués au milieu du set… Mais ça n’enlève rien à la suprématie confirmée des lillois sur scène dont le set est à ajouter à la longue liste de mes satisfactions de ce festival !! (8/10)

La programme de fin de festival ne me motivant guère (saleté d’annulation de Deicide !!), je vais en profiter pour passer à l’Extrem Market faire mes derniers achats et reprendre quelques forces… Quand je reviens vers la Main Stage, AGNOSTIC FRONT est sur scène et son HardCore typiquement Old School ne m’a donné envie que de prolonger ma léthargie, assis à l’extérieur de la salle… (4/10)

Il est temps de se réveiller car c’est l’heure tant attendue du show de MORBID ANGEL qui déboule sur « Day Of Suffering » et… Aaaaaarghhh… Ô malheur, Ô désespoir, sabotaaaaage !!! Mais c’est quoi ce son horrible ?? Eh bien finalement, plutôt fuir qu’écouter ce gâchis… C’est tout juste si je vais m’approcher à nouveau pour « Where The Slime Lives »… (6/10)

Après une dernière petite paëlla (il faut bien dépenser le reste de tickets :-)) je reviens sur la Main Stage pour le tout dernier groupe du festival, SLIPKNOT vous l’aurez compris, que je suis personnellement bien curieux de découvrir sur scène, surtout que j’ai maintes fois ouï dire que leur répertoire ne manquait pas d’intérêt et que le spectacle était digne de la réputation du groupe… Quand j’arrive le set a déjà commencé (avec une bonne demi-heure d’avance !) et je ne vais pas mettre longtemps à remarquer que l’ambiance de la salle est des plus malsaine. En effet, devant mes yeux ébahis se déroule un scénario fort regrettable et dont j’aurais été bienheureux de ne pas être témoin : à peu près la moitié de la salle a le majeur levé, hue le groupe sans discontinuer et des projectiles divers volent en direction de la scène. Malgré le coup de la balance en retard du matin et les quelques rumeurs qui ont circulées quant au comportement du groupe et/ou de son staff au cours de la journée, j’étais loin d’imaginer une telle ambiance pendant leur show. Mais cela aura probablement donné une bonne (??) excuse à certains partisans de la non-légitimité de Slipknot dans un festival comme le Fury Fest pour foutre le bordel… Les conséquences visibles – en attendant de constater celles qu’il y aura sur la réputation de ce festival et du public extrême français – sont le raccourcissement de moitié du show de Slipknot, qui aura au total duré 45 minutes, et évidemment un plombage certain de l’ambiance jusqu’ici totalement dédiée à la fête (quoique je ne doute pas que certains aient pu prendre un plaisir immense à laisser éclater leur haine contre Slipknot…), surtout pour les pauvres fans du groupe dont certains étaient exclusivement là pour ce dernier show. Heureusement, en me frayant un passage plus près de la scène, j’ai pu assister plus tranquillement au concert de Slipknot et au moins le juger musicalement (notons que la moitié du public, celle plus près de la scène, est elle très enthousiaste, ce qui donne un sacré contraste avec le fond). Bref, la prestation des américains est tout sauf mauvaise : le son est bon et les compos du groupe sont en majorité brutales et intenses, bien servies par un batteur assez monstrueux. Et au milieu du set, il y a eu ce morceau un peu extra-terrestre, présenté comme leur nouveau single, « Duality », très mélodique par rapport au reste, et sur lequel le chanteur a particulièrement brillé je trouve. Un chanteur qui a par ailleurs bien géré la difficile situation et qui sait communiquer avec son public ! Bref, je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai été soufflé par cette prestation mais force est de constater que le groupe se défend bien sur scène ! (7/10)

Et voilà donc cet excellent festival qui se termine, sur une mauvaise note certes, mais il est à espérer que cela n’occultera pas les trois jours de folie qui ont précédés. Et surtout que cette initiative se renouvelle, et pourquoi pas à plus grande échelle… Voilà qui n’est pas certain car malgré le fait que les trois jours aient été sold-out, on sait aujourd’hui que l’organisation est déficitaire à cause d’imprévus survenus peu avant ce week-end. Peu encourageant il est vrai mais comme chacun sait, « la marche du vertueux est semée d’obstacles… » (private joke) En tout cas, c’est un grand merci que j’envoie aux organisateurs de ce festival ainsi qu’à toutes les personnes qui ont rendu ce festival réalisable !! Un festival Metal d’envergure en France, c’est possible, je pourrai dire que j’y étais, et j’espère que les absents auront un jour l’occasion de se rattraper !


Ajouté :  Jeudi 29 Juillet 2004
Live Reporteur :  Didi
Score :
Lien en relation:  Hellfest Open Air website website
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