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ASYLUM PYRE (FRA) - Vincent Kreyder (Fév-2013)


ASYLUM PYRE est un combo qui nous vient tout droit de l’hexagone et qui pratique un Metal Symphonique très efficace, mélodique à souhait et doté d’une puissance rarement égalée ! Si ce nom ne vous dit encore rien, il y a fort à parier que leurs méfaits métalliques raisonnent bientôt dans vos cages à miel et ne vous quittent plus. Le bûcher De L’Asile, une dénomination qui pourrait paraître inquiétante, empruntée au Moyen Age époque où les fous et toute personne sortant des normes édictées par un clergé tout puissant finissait dans les flammes purificatrices de l’inquisition ; de quoi vous faire frémir ! Le gang s’est formé en 2003 à l’initiative de Johann Cadot et Julien Peuch. Les balbutiements seront fastidieux et le gang mettra quatre longues années pour trouver le bon line up et enfin se stabiliser. En 2007, ils déboulent avec une première démo Whispers Of The Power qui leur permettra de se faire remarquer par les médias et se créer un petit following qui va prendre de l’ampleur au fil du temps ! La grande aventure commençait et n’était pas prête de s’arrêter. En 2008, l’arrivée d’un second guitariste viendra étoffer la formation et le gang enregistre dans la foulée son premier album autoproduit Natural Instinct ? Qui prouve d’emblée que nos brigands disposent d’un potentiel énorme alliée à la voix majestueuse de Carole Alcantara qui apporte un lyrisme non dépourvu de charme et qui complète allégrement les morceaux alambiqués teintés d’une bonne dose de progressif. ASYLUM PYRE développe d’emblé un thème cher à leur leader Johann Cadot, la protection de notre bonne vieille planète afin d’arrêter sa destruction systématique au nom du sacro saint progrès ! Le lascar en a fait un sacerdoce qu’il ne cessera de développer au fil des années que ce soit au niveau des textes ou du visuel ! Après quelques concerts dont une date à la Locomotive, devenu La Machine depuis, les bougres se remettent à l’écriture de leur second opus. L’année 2011 ne sera pas simple puisque Carole Alcantara quitte le navire pour voguer vers de nouveaux horizons. Un séisme monumental quand on sait l’importance du chant et la difficulté de trouver la perle rare capable de rivaliser à un haut niveau. Une telle perte aurait pu signifier la disparition corps et âme de nos Frenchies. Mais les lascars sont des habitués du fait, trois chanteuses se sont succédées depuis la création de la formation ! La réaction fut immédiate, Johann et ses consorts réussirent l’exploit en un temps record à trouver en la personne de Chaos Heidi la pépite qui allait faire la différence et emmener le navire vers de nouveaux horizons! Car avec Fifty Years Later, nos parisiens viennent de franchir un cap décisif qui devrait leur permettre de leur ouvrir les portes du marché international ! Une galette des plus réussie produite de main de maitre par le sieur Didier Chesneau (HEADLINE) qui a pu les emmener bien plus haut que sur Natural Instinct ? Et comme si cela ne suffisait pas, ils enchainent avec une signature sur le prestigieux label allemand Massacre Records. De quoi voir l’avenir d’une manière sereine et positive ! Un espoir qui prouve à tous les métalleux en herbes sévissant dans notre beau pays qu’il est possible de rivaliser avec les pointures venues d’autres pays sans avoir à rougir. Il était impensable pour Metal Impact de ne pas soumettre à la question ASYLUM PYRE ! C’est donc au Hard Rock café, autour d’une bonne bière que votre serviteur a pu s’entretenir avec Vincent Kreyder, le tout nouveau batteur afin d’en savoir un peu plus sur Fifty Years Later ! Très loquace, il s’avère que le garçon a déjà derrière lui une longue expérience malgré son jeune âge ! C’est à toi Vince, dis-nous tout.

Line-up
: Chaos Heidi (chant), Johann Cadot (Guitare/Chant), Hervé Schiltz (Guitare), Armendar (Clavier), Olivier Louis-Servais (Basse), Vincent Kreyder (Batterie)

Discographie : Discographie : Natural Instinct? (2009), Fifty Years Later (2012), Spirited Away (2015)

M-I Interviews du groupe : Vincent Kreyder (Fév-2013), Chaos Heidi (Oct-2015)



Metal-Impact. Bonjour Vincent, comment es-tu devenu le nouveau batteur d’ASYLUM PYRE ?
Vincent Kreyder. Salut, en fait à la base, j’ai été contacté par Didier Chesneau qui est le producteur et le réalisateur du dernier album d’ASYLUM PYRE. J’avais déjà travaillé avec lui dans le passé sur d’autres projets. Ce qui s’est passé, c’est que l’ancien batteur avait déserté deux ou trois mois avant l’enregistrement du cd. Comme il était hors de question qu’ils annulent les jours de studios qui étaient réservés depuis longtemps, ils ont choisi de faire appel à un remplaçant pour assurer les sessions et Didier leur a parlé de moi. Au final, je me suis retrouvé à enregistrer Fifty Years Later en deux ou trois jours. Notre collaboration était sensée s’arrêter là. Par la suite, ils n’ont pas réussi à trouver un remplaçant pour les concerts. Du coup, au début je les ai dépannés et petit à petit une complicité s’est installée, il se trouvait que l’on s’entendait bien tout simplement. Du coup, on s’est dit que ce serait sympa de travailler ensemble et je suis devenu un membre officiel d’ASYLUM PYRE depuis quelques semaines.

MI. Quel a été ton parcours avant de rejoindre ASYLUM PYRE ?
Vincent. J’ai un historique assez éclectique. A la base je suis batteur de session. J’ai commencé la musique à l’age de douze ans et j’ai tout de suite compris que c’était mon truc et uniquement ça. J’ai travaillé dur et dès l’âge de seize ans, j’ai tout lâché pour devenir musicien. J’ai fait plusieurs écoles de musique dont le conservatoire pour acquérir un bon niveau musical. Ensuite, j’ai fait mes armes au sein de HORRESCO REFERENS, un nom qui fait référence à la citation de Virgil. Certains connaissent peut être. J’avais quinze ans et eux avaient déjà vingt ans d’expérience. Ça a été une super opportunité pour moi. J’ai eu la chance de tomber sur des gens qui m’ont fait confiance dès le départ et surtout qui ont pu me supporter parce qu’à l’époque j’étais tout fou ! [Rires] ... Après HORRESCO REFERENS, je me suis retrouvé à jouer avec FAYRILAND, juste après la sortie de leur deuxième LP : The Fall Of An Empire. Puis j’ai commencé à faire des sessions à droite et à gauche et j’ai aussi travaillé avec NOVAGREEN pendant trois ou quatre ans. Là, je me suis recentré sur ASYLUM PYRE et sur un autre projet qui est totalement différent qui s’appelle ROSA CRUX. Ils sont basés à ROUEN et pratiquent dans le style Gothique.

MI. Tu es à la base plus inspiré par le Gothique ?
Vincent. Non, pas du tout, c’est un mouvement que je connais très peu. En fait, ce sont des précurseurs de la vague Gothique, ils existent depuis 1984. J’ai une préférence pour les collègues plus âgés ! [Rires] … Je suis le cadet du groupe.

MI. Connaissais-tu ASYLUM PYRE avant de les rejoindre ?
Vincent. Non… Si en fait, je te dis une bêtise parce que je connaissais l’ancienne chanteuse (Carole Alcantara). On se croisait souvent lors de soirées et on se connaissait un peu et elle m’avait parlé d’ASYLUM PYRE. Et puis un jour, on s’est retrouvé ensemble sur un festival en Bretagne où j’étais batteur d’ELYOSE et eux jouaient aussi dans le cadre de cet évènement. C’est là que je les ai vus pour la première fois mais à cette époque je ne connaissais pas réellement leur musique. J’ai découvert Fifty Years Later sous forme de démo, il fallait que j’apprenne rapidement les morceaux pour pouvoir les enregistrer. J’ai réécrit dans les grandes lignes la plupart des parties de batteries qui figurent sur l’opus. C’est lorsque j’ai du assurer les concerts que j’ai découvert leur premier méfait Natural Instinct?.

MI. Quelles ont été tes premières impressions en découvrant leurs titres ?
Vincent. Ce qui m’a marqué le plus c’est l’évolution entre les deux galettes. Il y a une prise de maturité qui est évidente. Je ne suis pas en train de dire que Natural Instinct? n’était pas bien mais je pense que l’intervention de Didier Chesneau en tant que réalisateur et pas simplement ingénieur du son y est pour beaucoup. Quand il m’a contacté, il m’a dit : « J’essaye de les emmener dans cette direction, fais en autant par ton expérience et par tout ce que tu peux leur apporter ». On a essayé de faire en sorte que les morceaux soient plus directs sans pour autant sacrifier le panel d’influences qui fait aussi l’identité d’ASYLUM PYRE. C'est-à-dire une musique à la croisée des genres entre le Hard Rock et le Metal Symphonique. On voulait aller vers quelque chose à la fois de plus direct, cohérent et simple.

MI. C’est pour cela que les morceaux sont plus courts ?
Vincent. Oui, c’était la démarche qui était envisagée même avant que je commence à mettre mon grain de sel dans l’histoire ! C’était l’orientation qui avait été choisi par Johann qui est le principal compositeur d’ASYLUM PYRE. Il y avait un objectif qui était axé sur l’efficacité. On est un gang qui est assez easy listening même si effectivement on a toujours des divagations progressives. Du coup, j’ai fait soft car Didier sait que je suis issu du Progressif et que je peux jouer très technique. Mais on voulait avant tout être efficaces et j’espère avoir réussi à donner de l’énergie à l’ensemble.

MI. Quels sont tes batteurs de références ?
Vincent. J’en ai pas vraiment, il y a certains batteurs qui m’ont influencé plus que d’autres comme Mike Terrana notamment au niveau du rapport de la frappe au visuel, ce genre de choses. Mais je puise trop à droite ou à gauche pour avoir vraiment des références précises. Je peux être influencé aussi bien par mon ami Romain Goulon qui joue dans NECROPHAGIST et qui a un jeu ultra Death Metal à la fois très technique et propre que par des batteurs qui sont un peu plus sale et dans l’intention pas du tout complexe. Ce qui me plait, j’essaye de m’en inspirer, de le digérer et de voir ce qui peut être intéressant pour moi à prendre dans le cadre de mon jeu. Je dois être capable de répondre à différentes attentes en fonction des circonstances dans le cadre de mon travail de batteur de session. Comme par exemple avec ASYLUM PYRE, à la base c’est un style qui n’est pas du tout dans mon horizon musical. Il a fallu que je fournisse un jeu qui soit très énergique, un peu à l’allemande avec une grosse frappe ce que j’ai toujours aimé d’ailleurs. Mais il fallait que ce soit simple, très 4/4, un petit peu After Beat.

MI. Ca t’a demandé des efforts ?
Vincent. Non, de toute façon je n’aurais pas eu le temps de faire des efforts car le timing était très serré. J’ai eu deux mois pour apprendre tous les titres et deux ou trois jours pour enregistrer. Je n’avais pas le temps de me préparer, il fallait que je sois capable de le faire directement.

MI. Comment s’est passé le travail en studio ?
Vincent. Très bien. On était très détendu, c’est un plaisir de bosser avec Didier qui d’ailleurs continue avec HEADLINE en parallèle de ses activités de production. Ils ont donné un concert il y a pas très longtemps. Il a une très grosse expérience et vu qu’on se connaît depuis pas mal d’années maintenant tout c’est très bien passé.

MI. Qu’a-t-il selon toi apporté à l’album et au groupe ?
Vincent. Dans le cadre de son activité de réalisateur, il a surtout travaillé sur les arrangements, il a fait en sorte de sublimer certaines parties que ce soit au niveau du son, des textures, des claviers. Il y a aussi un gros effort qui a été fait sur les parties guitares et sur le choix des amplis pour que le son corresponde à ce que nous voulions développer. Pour ce qui est du son, des arrangements harmoniques ou mélodiques, il a apporté une vision forte du fait de son énorme expérience. Pour moi il a été un peu la clef de voûte qui a fait qu’il y a une telle différence entre les deux opus.

MI. Qu’est ce qui a provoqué le départ de Carole Alcantara ?
Vincent. Je ne me souviens plus exactement de ce qui s’est passé, on m’en a parlé sur le moment mais tu sais, moi je ne suis pas très potins. Je pense que c’est une histoire qui n’est pas d’ordre artistique mais qui a plutôt un rapport avec un problème personnel. Il n’y a rien de grave, je n’ai pas entendu dire qu’une quelconque guerre soit déclarée entre les deux parties. Je pense que l’arrivée de Chaos Heidi est une très bonne chose. Grâce à sa voix qui est plus Pop/Rock, elle a participé au fait de pouvoir réussir à cimenter la cohérence entre deux genres : le Hard Rock et le Metal Progressif Symphonique. La tessiture de Carole faisait qu’il y avait avant un coté un petit peu plus théâtral et lyrique. Cela donnait une identité qui était beaucoup plus ciblée et qui faisait détoner les parties plus Rock et Pop. Heidi est beaucoup plus polyvalente dans sa manière de chanter et elle a un timbre de voix plus cohérent.

MI. Tu veux dire qu’elle a permis à ASYLUM PYRE d’élargir sa palette musicale ?
Vincent. Bien sur, une voix est une part importante de l’identité d’un groupe sans parler du niveau technique, ni de la façon de chanter ou même de l’intonation. C’est indéniable ! Ce qu’elle a apporté en plus de sa voix, c’est sa puissance, elle a un coté très Rock, elle emprunte aussi beaucoup à la variété et à la pop. Elle a montré des capacités impressionnantes notamment sur le pavé de dix minutes : « Any Hypothesis » avec un final où elle monte très haut et où tout est improvisé [Rires] … Il y a pas mal de parties voix qui ont été faites au feeling ! On a essayé d’expérimenter des nouvelles choses, il y a des parties batteries où j’ai fait plusieurs prises pour le même titre et qui n’ont rien à voir les une avec les autres. Le fait qu’il n’y ait pas de pression en terme de temps nous a permis d’innover. En durée d’enregistrement, j’avais cinq jours de disponible et j’en ai utilisé que deux, du coup j’ai pu m’en donner à cœur joie. On arrivait le matin, on prenait un café, on fumait une cigarette, on discutait un peu, c’était des conditions idéales. En plus il faisait beau, il y avait une piscine, c’était fantastique. Si je pouvais enregistrer dans des conditions pareilles à chaque fois, je signerais immédiatement. On a passé du temps en studio quand même pour fignoler le rendu et travailler tout l’aspect réarrangement. Ce n’est pas de l’ordre du travail de composition c’est ce qui arrive juste après, les recherches sur les modulations de sons, des instruments. C’est ce qui fait que le labeur de Didier Chesneau a porté ses fruits et a permis d’obtenir une transfiguration un petit peu identitaire d’un album à l’autre. Cette nouvelle identité est due aussi à la voix de Chaos Heidi, à mon son de batterie qui est assez particulier et qui d’ailleurs ne plait pas à tout le monde. Tous ces éléments assemblés ont contribué au rendu de Fifty Years Later.

MI. As-tu déjà joué avec eux sur scène depuis Fifty Years Later ?
Vincent. Oui, j’ai fait tous les concerts depuis l’enregistrement studio. A part quelques uns où il y avait un remplaçant ponctuel !

MI. Comment s’est passé le concert en ouverture de DORO ?
Vincent. C’était marrant ! J’ai reçu un coup de fil le lundi soir de Johann qui m’a dit qu’ils assuraient la première partie de DORO le mercredi soir suivant. Il m’a demandé si j’étais disponible ! Je lui ai répondu : « oui bien sur » ! [Rires] … En fait, il a commencé la conversation en me demandant si j’étais un professionnel et je lui ai répondu : « Il parait » ! Et c’est là qu’il m’a annoncé la nouvelle ! C’était très court pour tout organiser, en plus mon kit de batterie était à Avignon, il a fallu que je passe par mes endorsements pour en trouver un autre très rapidement. Merci à Eleven Drums d’ailleurs qui m’a bien aidé. Il a fallu être très réactif et montrer un certain professionnalisme en termes d’organisation. Il faut savoir que nous sommes six musiciens et il fallait qu’on se rende tous disponibles pour le mercredi soir c'est-à-dire tout booker en deux jours. Quand on est arrivés sur place, on a eu dix minutes pour tout installer : la batterie, les claviers, les guitares et faire le soundcheck. Ca a été une super expérience parce qu’on a prouvé qu’on était réactifs et que l’on pouvait compter sur nous dans des situations comme celle là. On ne faisait pas les mariolles mais on n’était pas non plus en train de suer à grosse gouttes. Moi, c’est des situations que je connais parce que j’ai joué dans d’autres combos et j’ai eu pas mal de plans galères. On avait un petit peu le trac mais cela ne nous a pas gêné, on ne s’est pas laissé submerger par l’angoisse. Les musiciens de DORO sont venus nous voir après le show pour nous féliciter, ça fait super plaisir ! Ils sont super sympa ! On n’a pas trop passé de temps avec la reine du Metal car c’était la dernière date de la tournée et ils étaient tous sur les rotules. Mais j’ai pu discuter un peu avec leur batteur et on a bien rigolé. En plus, ils ont pris le temps de regarder un peu notre concert, là c’est beau de voir ça, ils sont restés très simples et abordables.

MI. Comment était l’accueil du public ?
Vincent. A la rigueur tu vois, je dirais que je n’avais pas le trac, je savais qu’on allait faire le show même si les conditions étaient hyper strictes, installation et balance en dix minutes ce n’est pas facile. J’avais moins peur pour ça que pour l’accueil du public parce que les fans de DORO, ils sont branchés Hard Rock. C’est une musique qui a une esthétique avec des codes stricts. Ce n’est pas le public le plus ouvert de la planète et surtout on n’était annoncés nulle part. Ils s’en foutaient royalement de nous, personne n’était venu pour ASYLUM PYRE. Ils avaient envie de voir DORO et nous on emprunte à d’autres styles que le Hard Rock même si on a des teintes qui vont dans ce sens. J’avais très peur à ce niveau là, on a attaqué alors que le Divan Du Monde était un quart plein et on a fini la salle était blindée à craquer. On a passé la soirée à signer des autographes, à faire des photos et à vendre du merchandising. Il y a plein de gens qui sont venus nous voir pour nous dire que maintenant ils nous suivaient. On a eu beaucoup de compliments du genre : « On vous a trouvé génial et on va venir vous voir sur d’autres dates ». L’accueil du public sur les shows qu’on a donné récemment est bon, ça fait super plaisir et on est très heureux. Mais là dans un contexte où personne n’était venu pour nous mais pour voir une entité : DORO qui est très représentative d’une certaine école, ce n’était vraiment pas gagné. Au final ça s’est super bien passé et on était soulagés.

MI. Comment vous êtes vous retrouvés à ouvrir pour DORO ?
Vincent. En fait il y avait un tour support sur cette tournée et on ne sait pas pour quelle raison mais ils n’ont pas pu assurer la dernière date à Paris. L’organisateur avait déjà vu le nom d’ASYLUM PYRE circuler un peu partout avec la sortie Fifty Years Later et puis on a aussi travaillé avec Roger Wessier, tout ça fait qu’on a pu ouvrir pour elle. Le plus drôle c’est qu’on avait joué au Divan Du Monde trois jours auparavant, en fait on avait répété dans la salle ! [Rires]

MI. Comment s’est passée ton intégration au sein d’ASYLUM PYRE ?
Vincent. J’ai suffisamment d’expérience pour que cela se soit bien passé. On s’entend tous très bien !

MI. D’après ce que j’ai lu plusieurs morceaux étaient écrits depuis 2009 ?
Vincent. Je ne sais pas s’ils étaient prêts en 2009. Mais c’est vrai que Fifty Years Later ne pouvait pas être écrit à la moitié de ce qu’il est maintenant. Le travail d’arrangement et de réécriture des parties batteries et des claviers était tellement énorme que même ce qui était composé en 2009 ne pouvait pas refléter ce qu’est devenu le produit final. C’est vrai que Johann est un mec hyper productif qui compose énormément, il y a même déjà certaines parties du troisième album qui sont écrites, on a déjà commencé à travailler dessus.

MI. Ce qui veut dire que vous n’allez pas attendre trois ans pour le sortir ?
Vincent. On aimerait bien faire deux mais on n’en a parlé que très brièvement et on n’a pas encore fait de planning.

MI. Est-ce que tu penses que Didier Chesneau pourrait à nouveau travailler avec vous ?
Vincent. On ne sait pas, moi ça serait avec plaisir, j’ai déjà bossé plusieurs fois avec lui et c’était toujours parfait à tous les niveaux. Après cela dépendra aussi de Massacre Records c’est eux notre label et ils ont leur mot à dire. Pour l’instant on a que des surprises très agréables depuis la sortie de Fifty Years Later.

MI. Comment ASYLUM PYRE est arrivé à signer avec un label aussi important ?
Vincent. Ecoute, au risque de te décevoir, on leur a envoyé l’album avec une belle plaquette, un dossier de presse et ça a marché, ils nous ont signés tout simplement. Ce n’est pas plus compliqué que cela, je n’ai pas un cousin qui bosse chez Massacre Records ! [Rires]

MI. Qu’est qui a changé de façon significative depuis votre signature ?
Vincent. Beaucoup de choses parce que tout d’abord la signature chez un label important, c’est un événement qui crédibilise. On vit dans une époque où il y a tellement de formations et d’artistes et une telle accessibilité à la musique que c’est devenu une vraie nébuleuse et qu’il est très difficile de s’y retrouver. Ce n’est pas évident non plus pour les fans devant l’offre proposée qui est gigantesque. Et ce n’est pas facile pour les groupes de se distinguer et de sortir du lot. Par contre, quand derrière on voit qu’il y a une maison de disque qui dit : « eux on leur fait confiance malgré la crise du disque, on les signe, ils sont français et on sort leur deuxième disque », c’est très valorisant. Une boite allemande je trouve que ça crédibilise un maximum. Et puis Fifty Years later est distribué dans le monde entier, on a eu des chroniques très élogieuses aux Etats-Unis ce qui nous a vraiment surpris. On est partout en Europe, on donne des interviews dans de nombreux pays étrangers.

MI. C’est un tournant important, vous avez des projets ?
Vincent. Pour le moment, on n’est pas programmés en tour support d’un groupe plus important. Mais c’est en discussion. On envisage le tout comme une bonne opportunité. De toute façon, cela sera une étape obligatoire après. Pour l’instant on ne peut pas dire si cela sera dans six mois ou dans un an et demi, c’est difficile de répondre ! Là il y a un gros travail sur le booking pour défendre Fifty Years Later. On a une petite vingtaine de dates d’ici fin juin et il y en a d’autres qui vont être calées d’ici là. On a un bel album, une bonne maison de disque, maintenant c’est à nous de le défendre sur scène. On va tout faire pour donner un maximum de concerts et faire aussi beaucoup de promo.

MI. Est-ce que Julien Peuch fait toujours partie d’ASYLUM PYRE ?
Vincent. Non, Julien est parti et nous sommes restés en très bons termes avec lui. Il est devenu papa et si tu ajoutes à coté la vie professionnelle, c’est très difficile à gérer avec une activité musicale intense. C’est une passion qui demande un investissement énorme. A notre niveau, c’est vraiment de la chronophagie. Cela demande une énergie et une disponibilité qui n’est pas forcément compatible avec un certain mode de vie. Moi, j’ai fait tapis à l’age de seize ans, j’ai décidé de faire du Rock et uniquement cela. Je ne suis pas le seul, Chaos Heidi elle aussi ne fait que de la musique, elle est professeur de chant et de piano. Tout le monde ne peut pas se permettre de faire cela, c’est un choix de vie qui n’est pas toujours évident à assumer. ASYLUM PYRE est à la croisée des chemins et quand on veut faire les choses bien, c’est un investissement de tous les instants qui est très important. Ce n’est pas compatible avec le fait d’être parents, c’est dommage ! Tout le monde est resté en bon contact avec Julien mais notre nouveau bassiste c’est Olivier Louis-Servais.

MI. C’est un membre permanent au sein d’ASYLUM PYRE ?
Vincent. Oui, je pense qu’on peut dire qu’il a été intronisé ! [Rires] Moi c’était avec une baguette sur l’épaule droite ! [Rires] « In Nomine Patris, et filii, et Spiritus Sancti » [Rires] … Maintenant le line up est stable, il y a eu une transition énorme ces deux dernières années qui était nécessaire. C’est cohérent avec ce passage de cap que nous sommes en train de réaliser. Cette transfiguration du gang devait passer par certains réajustements. On n’est pas dans le travers classique du groupe français qui, à cause de rapports conflictuels entre les membres, conduit à l’éviction de certains musiciens. Il n’y aura pas de changements dans le futur sauf impératif majeur ! Tout va bien maintenant, il y a une bonne entente qui règne entre nous.

MI. Que signifie Fifty Years Later ? Vous avez programmé une tournée dans les stades dans cinquante ans ? [Rires]
Vincent. [Rires] J’espère avant [Rires] Non ce n’est pas le thème ! L’idée c’est une projection dans l’avenir pour voir ce que l’homme aura fait de notre terre dans cinquante ans. Car il emprunte la planète finalement.

MI. Tu te sens concerné par le thème écologique développé par Johann Cadot depuis le début ?
Vincent. Oui, totalement. Natural Instinct? était déjà dans cette problématique là et je crois que c’est quelque chose qui nous concerne tous. C’est important pour Johann en particulier de travailler avec des gens qui ont cette même vision du problème écologique. Nous sommes tous très engagés à ce niveau là, nos textes sont mis en ligne et consultable sur notre site, c’est un tronc commun qui nous unis tous. Quand on regarde ce que l’espèce humaine a fait à notre terre, on ne peut que réagir. Je sais que c’est cliché de dire cela mais nous ne sommes que des locataires de ce monde et il faut penser à l’avenir de nos enfants. La nature n’est pas à nous, on appartient juste à cet univers et l’homme n’a pas à tout massacrer. Le titre est assez pessimiste en fait, cela signifie que dans cinquante ans il y ait de fortes chances que la race humaine ait un petit peu tout détruit.

MI. C’est la vision développée par l’atwork d’Alexandre Chaigne ?
Vincent. Oui c’est exactement ça ! C’est en fait dans la continuité de la pochette de Natural Instinct? Sauf que là cela se passe moins bien.

MI. Vous avez décidé de travailler une fois de plus avec lui !
Vincent. Oui, encore une fois, je ne suis pas très provocateur mais je pense qu’il y a une évolution cohérente avec Fifty Years later ! Ce n’est pas parce que j’ai joué dessus mais je trouve cette nouvelle pochette très réussie et je la préfère à la première. Elle est très en harmonie avec la teinte de la musique, c’est quelque chose d’assez sombre sans être trop théâtral et ce n’est pas non plus granguignolesque. Techniquement, je la trouve très réussi.

MI. Il y aura une édition limitée ?
Vincent. Je ne suis pas au courant, là tu me poses une colle ! [Rires]

MI. Le mastering a été réalisé par Bruno Gruel qui a travaillé avec SCEPTICFLESH, CHAOS STAR, c’est une opportunité ou un choix délibéré ?
Vincent. Je n’étais pas là au moment où la décision a été prise. Quand j’ai participé à l’enregistrement, je n’étais qu’un musicien de session et je me suis investi en tant que batteur. J’ai réécrit les parties de batteries. Ensuite, j’ai travaillé avec le groupe en répétition, histoire de leur faire partager ma maigre expérience et essayer de leur faire gagner en cohérence. Mon idée c’était de faire à mon échelle ce qu’a fait Didier Chesneau avec eux en studio ! On a travaillé ensemble sur la base de cet objectif. Mais en ce qui concerne la période du process post enregistrement, je n’ai pas trop été présent. Je suis arrivé lorsque le produit était terminé, on me l’a fait écouter et j’ai pris une grosse claque. Je ne m’attendais pas à ce que les titres prennent cette tournure là. C’est aussi ce qui m’a fait me dire que même si je n’étais qu’intérimaire, ça avait vraiment de la gueule. Et quand j’ai vu le retour des fans, de la presse et la signature du deal avec Massacre Records, j’ai pensé c’est pas mal du tout comme situation. J’ai vu le bébé grandir et j’en ai été fier.

MI. Vas-tu continuer à jouer dans plusieurs formations à la fois ?
Vincent. Ma priorité c’est avant tout ASYLUM PYRE, cela dit je suis également investi dans un projet qui est totalement différent mais qui est très important pour moi et qui s’appelle ROSA CRUX. Comme je le disais, c’est un peu le fer de lance du mouvement gothique en France il existe depuis 1984. Ce sont des professionnels et je suis une pièce rapportée. Mais artistiquement c’est très intéressant et cette expérience m’apporte énormément de choses. Mais je ne pourrais pas exclusivement m’en satisfaire. Je m’éclate avec ASYLUM PYRE que ce soit humainement ou musicalement. Au final, je trouve que les deux sont assez complémentaires. Après, j’ai aussi mes activités en solo, je joue d’autres instruments ce qui me permet de m’évader un peu en autoproduction. Je fais partie du conservatoire de Mantes La Jolie où je travaille et j’étudie en même temps. J’apprends les harmonies et aussi à jouer d’autres instruments. Et enfin, je suis professeur de batterie, je suis un peu sur tous les fronts et très polyvalent.

MI. Pour conclure, quel est ton meilleur souvenir de scène ?
Vincent. Sans hésiter, c’est quand on a ouvert pour DORO. Cette expérience d’arriver devant un public qui n’est pas là pour toi, qui s’attend à quelque chose de très précis avec des codes très strictes et qui tombe sur un groupe à la croisée des genres et voir ce retour fantastique d’un Divan Du Monde blindé à mort, ça a été un grand moment. C’était tellement plein qu’on ne pouvait pas circuler dans la salle et ça fait super plaisir d’être accueilli comme ça. On était chauds et en plus on y avait joué trois jours avant, on était un peu comme à la maison. Le plus drôle c’est que ce jour là, je dépannais un autre groupe ce qui fait que j’ai joué deux fois le même soir ! En trois jours j’ai donc joué trois fois au divan du monde [Rires] … C’est des moments qu’on ne peut pas oublier !


Ajouté :  Vendredi 07 Juin 2013
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
Lien en relation:  Asylum Pyre Website
Hits: 13090
  
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