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STEVEN WILSON (uk) - Grace For Drowning (2011)








Label : Kscope Music
Sortie du Scud : 26 septembre 2011
Pays : Angleterre
Genre : Rock progressif expérimental
Type : Album
Playtime : 12 Titres - 83 Mins





Steven Wilson est un fantôme. Oh, ne vous y trompez pas, ce n’est pas une âme errante. Sauf peut-être dans ma mémoire. Je ne vais pas vous refaire le film de notre rencontre car il occupe déjà une place suffisamment importante dans ma chronique d’Insurgentes, le premier volet d’un projet solo qui a vu la lumière le troisième jour du mois de novembre 1967. Simplement, je tenais à vous dire que Steven est resté pour moi le symbole d’une vie transalpine et que cette vie était aussi enrichissante d’un point de vue culturel que son œuvre. Alors ce papier a peut-être de faux-airs d’ex-voto mais il a lieu d’être. Parce qu’avec Grace For Drowning, Steven Wilson a simplement confirmé qu’en compagnie de Mikael Akerfeldt et de Devin Townsend, il est le plus grand et le plus talentueux compositeur contemporain de Rock, au sens le plus englobant du terme, qu’ait jamais connu ce bas-monde. Cette nouvelle pièce-maitresse, une de plus après toutes celles concoctées sous la bannière PORCUPINE TREE, ne saurait se laisser décrire par tout un tas de superlatifs ridicules, tant son immensité intellectuelle et artistique fait froid dans le dos. On n’imaginait certainement pas le Rock progressif être le gardien de telles ressources et assurément, cette découverte a quelque chose d’effrayant.

Disque 1 : Deform To Form A Star
Vous l’aurez compris, si cet album n’était pas doublé, la mention « disque 1 » n’aurait aucune raison d’être. Mais il l’est et à une dizaine de minutes près, il durera deux fois plus longtemps qu’Insurgentes. Il est dès lors tentant de penser que Steven Wilson s’est complètement lâché, offrant à son public non pas un album coupé en deux mais deux albums réunis sous un même nom. Ce serait un parjure. Notre hôte est beaucoup plus fin, il ne s’embarrasse pas de ces joutes verbales à peine plus instructives que de savoir qui de l’œuf ou de la poule était là en premier. Son leitmotiv est une pulsion qui reviendra, encore et encore, au sein de cet opus sans jamais nous laisser en paix. Quelques pianos discrets bercent les ambiances de « Grace For Drowning », une paisible ouverture à la torturée « Sectarian ». Sans dire aucun mot, Steven Wilson plonge déjà son propre rejeton dans un coma teinté de rêverie. Ce premier véritable morceau est d’une incroyable noirceur et d’une barbarie totalement hallucinante. Ce n’est pas une violence telle qu’on l’entend généralement dans le Metal, mais ce sont des sonorités extrêmement dures, des intonations très pessimistes et la combinaison entre des chœurs palpitants, une guitare acoustique et le saxophone du génial Theo Travis, proche collaborateur de Robert Fripp, Harold Budd et remplaçant d’Elton Dean dans SOFT MACHINE qui donnent une dimension très épique à cette composition. Le calme revient sur « Deform To Form A Star », une chanson très épurée, presque une berceuse sur laquelle on entend pour la première fois les murmures de Steven. Mais la pièce-maitresse de cet hémisphère restera définitivement « Postcard », une création émouvante et aérienne qui revêt la forme d’un single à cause de chœurs stratosphériques et du mariage heureux entre les pianos et les cordes frottées du London Session Orchestra dirigé par Dave Stewart. Une dernière péripétie (« Remainder The Black Dog », ses mouvements jazzys intempestifs, aussi épileptiques que psychédéliques) et les 40 minutes de cette mise en bouche s’achèvent, présentant un Steven Wilson de plus en plus serein et ayant totalement abandonné la détresse d’une piste comme « Harmony Korine ».

Disque 2 : Like Dust I Have Cleared From My Eye
Choix dont lui-seul a le secret ou vrai clin d’œil à l’icône Deneuve, le second volet du diptyque s’ouvre avec « Belle De Jour », une proposition effectivement assez fleur-bleue, proche de la simplicité d’une boîte à musique. Ce n’est pas pour être déplaisant juste avant la parution d’un « Index » assez déroutant parce que très électronique, y compris dans la voix de Wilson, aussi humaine que celle d’un extraterrestre. Mais avec ses 23 minutes au compteur, c’est véritablement « Raider II » qui remporte la palme de la proposition la plus fantasque. Je ne vais pas faire de longs discours pour vous raconter seconde par seconde ce qui s’y passe. Sachez simplement qu’on y retrouve flûtes et clarinettes et qu’à l’instant même où Theo Travis et Ben Castle se sont mis à en jouer, mon père, pourtant fans des incontournables Kastelruther Spatzen s’est laissé hypnotiser par ces accords féériques et m’a demandé sur le champ une copie de mon édition deluxe pour satisfaire, je cite, « son besoin de nouveaux horizons musicaux ». Bien sûr, j’ai omis de lui parler de « Sectarian », pas aussi relaxant qu’il pouvait se l’imaginer, mais j’ai aussi la certitude que « Like Dust I Have Cleared From My Eye » saura lui faire oublier ce déchainement de brutalité. Celle qui sert de fermeture à Grace For Drowning peut se résumer ainsi : le calme après la tempête. Globalement à l’image de ce disque, sa conclusion est vaporeuse, éthérée, placide et travaillée. Mais c’est un pléonasme. Y a-t-il seulement une note issue du génie de Steven Wilson qui ne soit pas travaillée ? Non. Tout est calculé au millimètre, chaque opération est chirurgicale et même si on ne s’en rend pas bien compte sur le coup, Grace For Drowning est une sortie qui bouleverse les codes, et encore plus quand elle touche des personnes dont le quotidien est fait quasi-exclusivement de Death Metal, de Metalcore, de Post-Hardcore et de Grind (et je trouve que je corresponds drôlement à cette description).

C’est un jour de grâce que Dieu a fait et ils sont rares au cœur d’une année rythmée par les sorties uniformes. Je ne considère pas Steven Wilson comme un surhomme ni comme une divinité. Par contre, son talent est un joyau. Je n’aurais jamais imaginé qu’une amourette d’été me revienne si violemment au visage à l’écoute d’un artiste qui m’avait été présenté par un hypothétique beau-père. Mais c’est bien là toute la viscosité d’un tel album. Peu importe le passé de chacun. Qu’il soit heureux ou dramatique, il arrivera forcément un moment dans ce Grace For Drowning durant lequel vous y serez confronté. Cette œuvre est définitivement trop riche pour qu’on échappe à nos propres fantômes.



Ajouté :  Vendredi 21 Décembre 2012
Chroniqueur :  Stef.
Score :
Lien en relation:  Steven Wilson Website
Hits: 4170
  
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