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HELLFEST OPEN AIR (FRA) - Clisson (19-20-21/06/09)


Date du Festival : du 19 au 21 juin 2009
Lieu du Festival : Open Air (Clisson, France)
Photos du Fest sur Ludopix.com : Anthrax (19-06-09), Backyard Babies (19-06-09), Le reste suivra bientôt...
Interviews réalisés pendant le fest :
VOIVOD (ca) - Away (19-06-09), DOWN (usa) - Rex (19-06-09), MACHINE HEAD (usa) - Dave McClain (20-06-09), ADX (FRA) - Betov et Bernard-Yves (21-06-09), SATAN JOKERS (FRA) - Tout le groupe (21-06-09), STRATOVARIUS (fi) - Matias Kupiainen et Lauri Porra (21-06-09), EUROPE (se) - Mic Michaeli (21-06-09), DREAM THEATER (usa) - John Petrucci (21-06-09)
Live reports des autres éditions : Fury Fest 2004, Fury Fest 2005, Hellfest 2009, Hellfest 2010, Hellfest 2011, Hellfest 2012, Hellfest 2015, Hellfest 2016

Cette année, au départ de la banlieue parisienne, la voiture est presque pleine pour partir vers Clisson. Blasphy De Blasphèmar est de la partie, ainsi qu’un pote. Nous devons récupérer Le Patriarche dans la campagne beauceronne et Mortne2001 nous rejoint dès le vendredi. Les esgourdes sont lentement préparées au déluge sonore qui les attend pendant trois jours, à l’écoute des premiers NO RETURN et KRABATHOR. Changement de programme, après un arrêt chez Le Patriarche et un bon repas : pour les trois heures de voyage restant, l’ambiance intérieure de la Clio passe à un Heavy plus classique, fait de IRON MAIDEN et ICED EARTH. Cette année, les hostilités commencent à 11h et pour ne pas rater SQUEALER, auquel tient particulièrement Le Patriarche, décision a été prise de dormir sur place dès le jeudi soir. Par dormir sur place, il faut entendre dormir à l’hôtel : on a beau être des métalleux, on reste attachés à notre petit confort et après 15 heures de musique journalière, autant dire qu’une bonne douche et un bon matelas s’apprécient.
Jeudi soir, 1h du matin : l’hôtel Formule 1 se rapproche, mais l’absence de GPS s’en ressent une fois débarqués sur le périphérique nantais. Soudain, l’équipage de la Clio se prend pour SPINAL TAP qui, perdu dans les coulisses, ne parvient à rejoindre la scène… Finalement, nous arrivons à bon port. J’opte pour les boules Quiès – Blasphy a fait le plein avec un sachet de 200 – car même si les métalleux se trouvent en haut de la chaîne de l’évolution, il arrive que certains spécimens ronflent encore.

Vendredi 19 matin. Le rideau s’ouvre sur un ciel gris et pluvieux. Tout le monde se retrouve au petit déjeuner avec la grise mine… Même avec l’équipement requis, un Festival sous la pluie, ce n’est quand même pas la panacée. Mais les Dieux du Metal sont avec nous, et les nuages se dissipent rapidement. Arrivés sur les lieux, passage par l’entrée VIP/Presse pour récupérer les pass. Que demande le peuple ? La prestation de SQUEALER n’a pas encore commencé. Je laisse BRING ME THE HORIZON de côté (cela tombe bien car ils ont annulé !) pour m’offrir un détour vers la RockHard Tent où se produit ORAKLE. Cette année, les festivaliers devront jongler entre quatre scènes. Autant dire que les choix s’avèreront parfois cornéliens. Les Français d’ORAKLE proposent un Black symphonique dans la veine d’EMPEROR intéressant mais en proposant du Black symphonique sous une tente, à 11h du matin, l’accroche est difficile. Le Black plus direct d’un TAAKE ou plus Thrash d’un DESTROYER 666, qui se produiront peu après, passera plus facilement l’épreuve de la scène.
Retour sur la Mainstage, il est 11h35, et première bonne surprise en la personne de SQUEALER, formation nantaise ayant marqué les années 1980 de la scène française : un bon Hard Rock à la AC/DC (principale influence du groupe ; son patronyme même suffit à en donner une indication).
A peine SQUEALER terminé, me voici à nouveau sous la RockHard Tent pour le Black mésopotamien de MELECHESH : malheureusement, je ne m’y attarderai pas car les guitares, aux sonorités pourtant si identifiables, sont nettement en retrait au profit d’une batterie qui écrase toute subtilité. KARMA TO BURN et son rock sudiste relève le niveau avec ses guitares bien lourdes et, tout en étant exclusivement instrumentale, la musique des Américains sait capter l’intérêt du public. C'est au tour des Anglaises de GIRLSCHOOL qui, pour le coup, ont nettement passé l’âge d’aller à l’école (le groupe a été formé en 1978). Rien de bien bouleversant pour un combo surtout connu pour leur duo avec MOTÖRHEAD sur « Please Don’t Touch » (ils seront d’ailleurs de nouveau ensemble sur la route pour une tournée en Angleterre fin 2009). Je vais faire un tour vers la Terrorizer Tent : il n’est que 13h. Pourtant, les tentes sont déjà blindées, même pour AUGUST BURNS RED, nettement plus Core que Death. Mon estomac me rappelle alors à mes priorités. Cette année, un stand propose des galettes bretonnes : cela nous permettra d’éviter les sandwichs américains au pain froid ou encore les barquettes de tartiflette qui, avec la chaleur, risquent de nous faire faire d’autres types de galettes.
Passage obligé ensuite vers les distributeurs et parfois charmantes distributrices de jetons, nécessaire pour boire sur le site. L’attente est longue : l’ensemble de la prestation des BACKYARD BABIES sera vécu dans la queue… Pour les babies, il y a de quoi téter avec les NASHVILLE PUSSY qui enquillent…
Il est temps de se rendre au carré VIP avec Mortne2001 pour la première interview d’une longue série, avec Rex (DOWN, ex PANTERA). Le carré VIP autorise des moments d’accalmie bienvenus et, situé à l’arrière des scènes principales, réduit nettement le déluge de décibels. En chemin, je croise les chanteurs de TAAKE et MELECHESH qui s’entendent comme cochons en foire et, au vu de leur état, on se réjouit que leur prestation ait déjà eu lieu. Rex n’est pas des plus loquaces, nous avançons à tâtons mais le bougre finit par se dérider. Pendant ce temps-là, les organisateurs du festival nous annoncent que PENTAGRAM qui devait jouer s’est retrouvé interdit de quitter le territoire américain.
Le Hellfest propose cette année quelques petits plus : petit tour vers les motos de la mort, qui évoluent dans une sphère métallique à toute allure, au mépris des règles de sécurité. Un spectateur est même invité à y entrer pendant que les motos tournent autour de lui. C'est là le seul spectacle non musical auquel j’assisterai durant ces trois jours : tant pis pour les stripteaseuses ou pour les catcheurs… Pour le catch, je le ferai dans la fosse ; pour les stripteases…
Retour sur le devant de la scène avec les cultes VOIVOD pour leur tournée d’adieux. L’heure est à l’émotion, avec en guest star, Eric Forrest, ancien chanteur de la formation. Tout le groupe est au complet pour faire ses adieux à un public visiblement touché.
19h05 : Terrorizer Tent. Adepte de Sludge, je tiens à voir KYLESA qui a la particularité d’avoir deux batteries… Et c'est bien là la seule particularité du groupe car pour le reste, rien de bien transcendant, avec la recette usée de growls succédant à des vocaux clairs. Ce qui m’amène à revoir mon jugement : je ne suis pas fan de Sludge mais plutôt de la version Doomcore du Sludge, pour ne pas dire suisse, à la KRUGER ou encore PALMER tendance NEUROSIS…
Sur la Crüe Fest Stage, PAPA ROACH semble attirer les foules malgré un néo assez insipide. Aller jusqu’à proposer un wall of death, il fallait oser…
Prochain groupe à entrer en scène : WASP. Le côté Glam de cette journée se retrouve dans le public. On retrouve ainsi un drapeau breton aux couleurs du rainbow flag. Pendant ce temps, d’autres continuent à défendre fièrement les valeurs/clichés du Metal avec ces demoiselles aux colliers de chien, en écho au « Woman Be My Slave » manowarien et d’autres festivaliers, de la gente masculine, arborant des prothèses en caoutchouc traînant jusqu’au sol. Je ne suivrai pas WASP au profit d’ENTOMBED : un rendu sur scène carré, dédié à la Bête cornue.
Pendant ce temps, WASP s’éternise. Qu’importe : DOWN, à proximité, commence son show, sans me laisser un souvenir impérissable.
ANTHRAX prend ensuite les choses en main. Pardonnez-moi, Dieux du Metal, parce que j’ai pêché. Pour moi, ANTHRAX n’était qu’un groupe secondaire. Pourtant, ils m’auront fait mordre la poussière au sens littéral du terme sur des titres prédestinés comme « Caught In A Mosh », qui me laissera de jolis souvenirs. Avec toutefois quelques réserves sur le nouveau chanteur, Dan Nelson.
Au tour de HEAVEN AND HELL d’entrer en scène : un son aquilin, un rendu quasi acoustique… J’ai presque la larme à l’œil mais les avis sont partagées : pour Mortne2001 et Blasphy, Dio a perdu de sa superbe… En ce qui me concerne, je savoure mon plaisir.
Viennent ensuite les Doomers psychédéliques de SAINT VITUS : une prestation surprenante, si tard dans la journée et qui plus est sur la Mainstage.
La grosse affiche de cette première journée : MÖTLEY CRÜE. Mortne2001 et Blasphy (ndbdb : nop, pas de photos…) font quelques photos et quittent le navire. Je reste pour ma part jusqu’au bout, sans être convaincu, pour une prestation en demi-teinte et des musiciens qui se limitent au minimum syndical, avec des projections de vidéos au contenu sulfureux et un lâcher de ballons vers la fin. Youpie. Il est 2h15. Il est temps de reprendre la route de l’hôtel. Il est 3h30 quand Le Patriarche, mon pote et moi-même nous couchons (pour le coup, le retour s’est apparenté au Projet Blair Witch dans les vignes).

Samedi 20 : le réveil est difficile. Trop tard pour le petit déjeuner et il ne faut pas tarder car GRAND MAGUS nous attend. Parce que j’ai en souvenir la pochette de leur album éponyme, je m’attends à trouver des musiciens barbus aux allures de ZZ TOP. Que nenni. Le son est bon, de même que leur Stoner : rien de tel pour commencer la journée.
Pour en avoir beaucoup entendu parler, sans les avoir jamais vraiment écoutés, je suis curieux de découvrir DAGOBA. Qu’on ne se laisse pas abuser par le look beau gosse du chanteur Shawter avec son baggy : le groupe envoie la purée et ne laisse personne de marbre. Entre circle pit et wall of death, il n’est que 13h30 mais j’accuse déjà le coup. Je m’octroie une pose dans le carré VIP pour l’interview de Dave McClain, batteur de MACHINE HEAD, qui rejoindra également plus tard dans la soirée SACRED REICH sur scène, au sein duquel il avait fait ses premières armes. Dave est zen – et c'est d’ailleurs l’apanage de tous ces musiciens d’une musique bien souvent qualifiée de violente qu’il m’a été donné de rencontrer – et met rapidement à l’aise.
Comme certains pays sont ceux du fromage, l’Australie est définitivement celui du Hard Rock et après AIRBOURNE l’année dernière, c'est au tour de KORITNI d’assurer le spectacle cette année, deux ans seulement après la sortie de leur premier album (si l’on fait abstraction de leurs premières armes sous le nom de GREEN DOLLAR COLOUR).
Au tour de PAIN d’offrir ensuite une prestation sympathique et conviviale. A y regarder de plus près, en cette journée du samedi, j’aurai fait l’impasse sur l’ensemble des groupes se produisant dans la Terrorizer Tent. C'est dire que, au vu de la richesse de l’affiche proposée cette année, il y a de grandes chances pour que les milliers de festivaliers réunis ne gardent pas les mêmes souvenirs de ce marathon Metal. On en viendrait presque à dire : à chacun son Festival.
CRADLE OF FILTH doit se produire à 17h25, en plein jour et en plein air. Les Britanniques sont coutumiers de prestations au son déplorable : il y a donc tout lieu de s’inquiéter. Et là, bonne surprise : indéniablement la meilleure performance du groupe à laquelle il m’est donné d’assister. Le son n’est pas encore parfait mais les guitares, pour une fois, sont audibles. Connaissant l’ensemble de la discographie du combo – chacun ses vices –, je passe mon temps à headbanger et siffler à qui veut l’entendre…<br< L’affiche pour la soirée est copieuse : attention à la digestion. SOULFLY entre en scène, pour un show violent et bruyant. Bourrin, me dira Mortne2001 et il est vrai que SOULFLY ne fait pas dans la subtilité. Un morceau comme « Back To The Primitive », dans son intitulé même, résume bien la démarche de Max Cavalera, qui fait un peu de la peine avec tous ces chicots qui lui manquent : lorsqu’il s’adresse à la foule, il en est même à zozotter. Les gros plans n’arrangent rien. Car c'est là une autre innovation de cette édition 2009 : la présence d’un écran géant entre les deux scènes principales, qui ajoute un réel confort visuel et permet d’apprécier au mieux la prestation scénique et technique des différents groupes. Et enfants de la télé oblige, même à proximité de la scène, les regards ont tendance à se tourner vers l’écran… Max nous offrira toutefois des moments sympathiques, même si ce n’est pas une première, en invitant son fils derrière les fûts sur « Troops Of Doom ».
Autre grosse pointure au programme : GOJIRA. Les Français nous ont habitués à un son lourd, il est ce soir assez écrasé. Jo Duplantier (chanteur/guitariste), qui officie également désormais à la basse au sein de CAVALERA CONSPIRACY, nous interpelle après quelques morceaux pour nous indiquer qu’il revient des States et que là-bas, le public est au top. Une bonne manière de titiller l’audience, mais aussi l’envie de lui dire : « Et bien, retournes-y alors, si c'est mieux là-bas. »
Plutôt que THE MISFITS, j’opte pour ENSLAVED et un concert de qualité pour un voyage rafraîchissant et mystique au pays des fjörds.
Il est 22h50 – oui, les journées sont longues à Clisson. C'est l’heure pour MACHINE HEAD de monter sur scène pour un show péchu mais que j’aurais tendance à qualifier aussi d’un peu brouillon.
Sans véritable conviction, une fois MACHINE HEAD achevé, je m’oriente vers la RockHard Tent pour SACRED REICH, et là : quelle énergie ! quelle baffe dans la gueule ! Cela fait une éternité que je n’ai pas écouté cette vieille K7, copiée par un pote du lycée, de l’album Ignorance et pourtant, à l’écoute des morceaux joués sur scène, ils se rappellent à moi. Même cassé, je renonce à m’asseoir pour profiter au mieux d’une des tueries du Hellfest.
Au risque de me faire des ennemis, j’apprécie MARILYN MANSON et c'est donc avec plaisir que je vais le retrouver ce soir. L’avantage avec un festival, c'est que le bonhomme est censé respecter les horaires. 1h00 passent… toujours rien, mais à 1h10, le révérend rentre sur scène. Le show est carré et Marylin Manson a le courage d’interpréter plusieurs titres de son dernier album en date, The High End Of Low. Le décor sur « Great Big White World » laisse interrogatif, mais rarement aurai-je vu Marilyn Manson aussi loquace, façon de parler, ou tout du moins respectueux de son public. Marilyn Manson est un vrai artiste, même s’il en fait un peu trop (peut-être est-ce là l’apanage des artistes d’ailleurs ?), en jetant systématiquement son micro à terre à la fin de chaque morceau…
Une deuxième journée s’achève : on ne ferait pas ça tous les jours…

Dimanche 21 : on arrive à se lever suffisamment tôt pour le petit déjeuner. Toujours agréable de se remplir la panse avec de la nourriture saine. Trop tard malgré tout pour HACRIDE. La fosse est clairsemée en ce début de matinée pour ADAGIO, mais ce n’est pas plus mal. Les spectateurs ne restent pas insensibles à l’écoute du premier titre et interpellent le chanteur : Stephan Forte (guitare) est inaudible. Le groupe s’interrompt et il faudra quelques minutes avant que l’on obtienne un mixage satisfaisant. Christian Palin (chant), reconnaissant, descend dans la fosse…
L’heure est ensuite aux vétérans de la scène française : ADX, très sympa, qui m’entraînera à nouveau dans le pogot. SATAN JOKERS (dont le chanteur Renaud Hantson est plus connu pour son passage au sein de Starmania) avec ses compos moins directes pour qui ne connaîtrait que de nom – ce qui est mon cas – me marquera moins. Difficile de suivre les concerts en cette journée du dimanche, car les interviews vont se succéder à un rythme effréné : STRATOVARIUS, ADX, SATAN JOKERS, EUROPE et DREAM THEATER (une petite pensée émue pour Mortne2001 qui resta une bonne partie de la fin d’après-midi en carré VIP en l’attente d’interviewer Geoff Tate (QUEENSRŸCHE) alors que celle-ci n’avait finalement jamais été confirmée par le management)…
Après cette page francophone et nostalgique, passage chez les Québécois de DESPISED ICONS : il est à croire qu’une tempête de poussière s’est abattue sur la Terrorizer Tent.
L’emploi du temps chargé de ce dimanche me permet toutefois de suivre ensuite le concert de VOLBEAT, solide et très rock’n roll.
MANOWAR, le clou de cette dernière journée, n’est pas venu seul : il nous impose HOLYHELL, du Heavy symphonique à voix féminine. Une jeune formation qui fait déjà figure d’has been : c'est triste… Le Black de WOLVES IN THE THRONE ROOM se montrera plus convaincant.
Au tour de DRAGONFORCE : ils ont visiblement une fois de plus abusé de la caféine, en particulier le claviériste avec son collant vert. Ils fatiguent. Il est temps de manger une galette, sur fond d’UFOMAMMUT : pas très digeste.
Je ne pus assister qu’à la fin d’EPICA : un show de qualité vraisemblablement. Mais Simonne casse le mythe en s’essuyant les aisselles avec une serviette avant de la jeter dans le public. Pas très classe… et la culotte, ça aurait été plus sympa.
Après avoir interviewé Matias Kupiainen (guitare) et Lauri Porra (basse) de STRATOVARIUS, il est temps de voir ce que donnent les deux petits nouveaux sur scène et autant dire qu’ils ont tendance à éclipser les anciens, même Timo Kotipelto semble retrait. Mention spéciale à Matias qui reprend, sans avoir à en rougir, le registre de Timo Tolki.
Il est 19H05. QUEENSRŸCHE, formation culte s’il en est, monte sur scène mais bon, c'est bien trop propre tout ça…
Coincé dans le carré VIP (mais si, t’inquiète Mortne2001, Geoff arrive), j’assiste de loin à la prestation de MASTODON qui avait l’air bien monstrueuse. Quant à CATHEDRAL, qui se produit sous la RockHard Tent, ce sera pour la prochaine fois…
EUROPE : de l’aveu même de son claviériste, leur présence sur une telle affiche leur paraissait quelque peu décalée. Pour autant, il n’avait rien à craindre : les festivaliers sont là pour juger sur pièce et le public s’avère vite réceptif avec un concert de qualité et un groupe au mieux de sa forme, qui conclut son set par un « The Final Countdown » incontournable. Chapeau les gars, you rules !
Pendant ce temps-là, les roadies de SUICIDAL TENDENCIES s’activent : au vu de leur apparence, pas de doute, ils nous viennent bien du pays du hamburger et des menus maxi XXL. Préférant soigner mes oreilles à l’écoute d’un MOONSPELL, je reviens juste à temps pour voir que SUICIDAL a invité sur scène une centaine de festivaliers pour entonner avec eux le dernier titre. Respect.
Après SUICIDAL, on passe à un groupe qui œuvre dans un registre complètement différent : DREAM THEATER. Le combo manifeste une aisance déconcertante, pour ne pas dire agaçante. Autant dire qu’après une heure de show, je suis sûr que ces enfoirés n’ont même pas transpiré.
MANOWAR termine cette édition 2009, sans faire clairement l’unanimité. Il ne suffit pas de jouer fort, il faut aussi bien jouer. Certes, les Warriors Of Metal sont là, les drapeaux sont brandis fièrement mais quelques morceaux suffisent à me lasser, d’autant qu’il est prévu qu’ils jouent deux heures. D’un commun accord, nous quittons le Festival, peu convaincus par les peaux de bête… Dommage pour le feu d’artifice qui doit clore le show et le Hellfest. En chemin, nous sommes interpellés par un festivalier, compatissant, qui se demande pourquoi, comme beaucoup d’autres, nous nous éloignons de la scène. La réponse va sans dire. Il n’en reste pas moins que, même si la déception est au rendez-vous, nous ne pouvons que remercier les organisateurs du Hellfest d’avoir fait venir en France les Kings Of Metal.
Trois jours de folie se sont écoulés, nous sommes tous épuisés mais c'est quand même avec un petit pincement que nous quittons Clisson et la famille du Metal, si fraternelle et sympathique. Alors, d’ores et déjà, rendez-vous l’année prochaine pour une tête d’affiche qui s’appelle IMMORTAL.
Qu’on se le dise : le Metal, c'est la vie ; la vie, c'est le Metal. HORNS UP !


Ajouté :  Dimanche 05 Juillet 2009
Live Reporteur :  Le Comte de la Crypte
Score :
Lien en relation:  Hellfest Open Air website
Hits: 28257
  
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