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TERRORIZER (usa) - World Downfall (1989)








Label : Earache Records
Sortie du Scud : 13 novembre 1989
Pays : Etats-Unis
Genre : Grind Crust
Type : Album
Playtime : 16 Titres - 36 Mins





A la fin des années 80, la scène Grind/Death/Extrême anglaise devenait un joyeux foutoir où tout le monde couchait avec tout le monde.
Entre les ELECTRO HIPPIES, SORE THROAT, DOOM, NAPALM DEATH, CARCASS, on ne s’en sortait déjà plus, mais lorsque leurs musiciens se sentaient en plus pousser des ailes, c’était pire.
Ainsi, rien que chez les flingués de Birmingham, Mick jouait avec DEFECATION en compagnie de Mitch, qui lui même se détendait les phalanges chez les anecdotiques RIGHTEOUS PIGS, Barney filait un coup de main à BENEDICTION son ancien groupe, tandis que Shane s’amusait avec UNSEEN TERROR et faisait une fixette sur Odie, le chien crétin pote de Garfield.
En gros, c’était la foire, et du cerveau fécond et hyperactif d’un musicien pouvaient émerger deux ou trois projets parallèles, qui pourtant paraissaient viables la plupart du temps, ou joyeux pour le moins.
Et Jesse dans tout ça ?
Il n’échappait pas à la règle.

Sauf que pour lui, le salut ne résidait pas dans la blague de potache à moitié achevée, mais dans un projet solide, appréhendé avec rigueur, et qui allait donner naissance à un des Lps les plus cultes de la décennie, voire de la fin de siècle. Pour une minorité d’entre nous au moins.

Jesse, c’était la caution Thrashcore de ND. Un riffeur grave, une guitare lourde, et une propension à délivrer des lignes de guitare rapides, touffues, sèches, et nettes. Il venait de la scène underground US, et il était, paraît il selon la légende, un des premiers à avoir utilisé l’expression « grindcore » pour décrire ce savant mélange de « bruit et de bordel » qu’il comptait bien léguer à la scène extrême.
Et tout comme Barney et BENEDICTION, TERRORIZER, son projet annexe lors de son passage chez ND était en fait son groupe d’origine.
Fondé en 1986, il fallut trois ans au combo (le temps que la scène UK chaperonnée par Earache commence à faire des remous) pour enregistrer son premier album.
Les rangs de TERRORIZER comptaient aussi une section rythmique fameuse. Car il fallait à Jesse l’assise nécessaire pour développer sa hargne et sa science du lick découpé à la scie sauteuse. On retrouvait donc derrière les fûts un certain Pete SANDOVAL, et un non moins fameux David VINCENT à la basse. Et le temps que ce projet se fasse une place au soleil, les deux lascars s’étaient déjà taillé une sacrée réputation avec leur quatuor infernal MORBID ANGEL. Qui lui aussi était plus que culte dans le landernau de l’underground, grâce à quelques démos assez révélatrices du potentiel incroyable du groupe.

Le poste de chanteur/grogneur était lui occupé par Oscar GARCIA, membre de NAUSEA. Un de ces vocalistes qui ne reculent devant aucun effort pour repousser les limites de l’interpellation orale, la faute à un gosier déjà sévèrement endommagé par des efforts répétés pour aller y puiser les sons les plus éraillés.

Avec une telle équipe, il eut été difficile de rater le coche. Ils étaient au minimum capables d’accoucher d’un bon album de Grind, franc du collier, massif et explosif. C’est ce qu’on attendait d’eux.
Mais personne n’eut été capable d’envisager l’ampleur de la déflagration qu’ils allaient déclencher.

Earache se frottait déjà les mains. Avec un truc pareil, c’était gagné d’avance. Ne restait plus qu’à coller sur la pochette un joli sticker faisant mention des groupes d’origine des membres de ce devenu side project pour s’assurer des retombées financières et artistiques substantielles. Dont acte.
Et admettons le. World Downfall fut une surprise intégrale et fatale, dont bien peu d’entre nous se sont remis.
Il était le complément parfait, le pendant roots et street attitude des deux pierres tombales que furent Harmony Corruption et Altars Of Madness. Tonton bec de lièvre, cousin pervers, avec des intentions pragmatiques.
La rage du premier, la précision diabolique du second, une analyse sociale menée à un train d’enfer par des orateurs qui s’exprimaient sans ambages.

World Downfall, c’était d’abord une section rythmique à se faire pâmer les plus inconscients. On peut gloser des heures sur la crédibilité d’un Vincent qui a vite viré facho-sadomaso, mais lorsqu’il aimait encore frotter sa basse aux fûts maltraités de Pete Sandoval, le plaisir était total. Ca pulsait grave, descente de toms et corde de mi heurtée jusqu’à l’overdose, pour un fluide conducteur capable de cimenter l’ossature la plus fragile de pamphlets alter-mondialistes fumants.
Et ils le revendiquaient eux mêmes. TERRORIZER, c’était ce qui nous attendait après la chute des Gouvernements/Démocraties/Dictatures/Empires de la finance.

« After World Obliteration ».

Une entrée en matière pareille, avec crescendo bruitiste imparable en guise de bonjour, ça sentait le coup fourré nihiliste jusqu’au trognon. Mais une mise au point s’impose. On a trop souvent accolé l’étiquette Death à TERRORIZER . Sans doute à cause de MORBID ANGEL d’ailleurs. Mais World Downfall n’avait rien à faire dans cette catégorie, il en était même totalement hors sujet.
Car TERRORIZER était Crust, jusqu’à la moelle. Comme ENT, comme le NAPALM le plus Punk. Et tiens, osons. Du IMPULSE MANSLAUGHTER carré et débarrassé de ses approximations. Pas de place ici pour la démonologie, pour les riffs plombés et plaqués comme autant de prières adressées au malin.
Ici, c’est l’urgence qui prédomine. Frapper vite, fort, et repartir, en ayant gravé un message sur les parois de notre inconscient. Seize titres, trente six minutes. On appelle ça la concision.

Produit par l’incontournable Scott Burns (dont la photo sur la back cover deviendra vite l’emblème tourné en dérision par la vague Black Norvégienne…), qui a offert sur un plateau au groupe un son râpeux, rugueux et abrasif tout à fait adapté à leurs compositions, World Downfall est un constat amer, non dénué d’optimisme, bien caché sous une épaisse couche de lucidité déprimante.
Et vingt trois ans après sa sortie, les soirs de déprime post JT du 20 heures, « Corporation Pull-in » résonne dans ma tête comme une litanie des défavorisés qui en ont marre de crever.
Un titre qui intronisait Pete Sandoval archange du « plus, et encore plus », avec cette accélération phénoménale durant le break. De l’hystérie, de la précision, et des baguettes qui heurtent le centre des peaux pour faire résonner leur constat dans l’écho de l’indifférence générale.

Mais il fallait s’enfiler le jet in extenso pour en saisir toute la substance. Car World Downfall s’appréhendait comme un discours ininterrompu, comme un rejet de calomnies et d’injustices trop longtemps retenu. De « Human Prey » et son ton sombre à « Infestation » et son rythme épileptique, rien n’était là par hasard. Jesse et les siens auraient pu à la limite privilégier le fondu automatique pour le rendre encore plus compact. Ca n’aurait pas été illogique.
Et lorsque les dernières effluves bancales du monumental titre éponyme se répandaient dans la pièce comme la conclusion funeste du destin d’un monde qui courrait à sa perte, le peuple restait bouche bée, suffoqué par tant de réalisme musical et idéologique. « World Downfall », le titre, restera sans doute comme l’une des plus définitives fermetures d’assertion de l’histoire de la musique extrême, au même niveau que le mythique « Suffer The Children », ou que l’ineffable « Horrified » de REPULSION.

Il ne serait pas déplacé d’ailleurs de voir en TERRORIZER l’alter Ego pragmatique et social de l’explosion gore de Scott Carlson et les siens. Même cadre musical chaotique, même foi aveugle dans le terrorisme sonore, même conclusion abrupte en forme d’épitaphe ironique et pourtant évidente. Et même « coup unique » à la base, que le temps transformera malheureusement en mauvaise blague récurrente.
Car au lieu de se contenter de cet effort initial érigé en lieu de pèlerinage par quelques disciples du culte Crust, TERRORIZER, sous l’impulsion de Pintado se reformera pour un Darker Days Ahead de sinistre mémoire, puis un Hordes Of Zombies tout aussi dispensable, quoique plus solide.

Depuis, Jesse est décédé, des suites de dysfonctionnements du foie. Et de fait, ses deux combos se sont retrouvés en deuil. Mais il aura eu le temps avant d’avoir l’indélicatesse de nous quitter trop tôt de coucher sur bande des riffs impérissables, de composer des hymnes à la brutalité définitifs, et de nous laisser l’image d’un puriste de la désharmonisation à but non lucratif.
Et s’il ne fallait retenir qu’un seul de ses témoignages, je garderai ce World Downfall, qui résume à lui seul son credo.
Simple, franc, authentique, et percutant.

Il faut parfois courir très vite les yeux grands ouverts pour ne rien rater de ce monde avant que le destin ne vous rattrape.
Gageons que depuis son départ dans l’au delà, Jesse n’a pas cessé de clamer la bonne parole. Dans son coin, avec un vieux sweet, sa guitare et quelques fidèles assis près de lui.
Qui assistent, l’air sournois, à la concrétisation d’une prophétie énoncée il y a déjà vingt trois ans.



Ajouté :  Mercredi 28 Novembre 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Terrorizer Website
Hits: 6744
  
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