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ALEA JACTA EST (FRA) - Olivier et Pierre (Juin-2016)


ALEA JACTA EST est un groupe de Hardcore toulousain fondé par cinq potes. Dix ans au compteur, deux albums déjà parus, un troisième à venir cet été. Le groupe vient se produire au Hellfest pour la première fois de sa carrière et convertir le public clissonnais à sa grosse musique martiale et sans chichis. Nous avons interviewés Pierre (basse) et Olivier (guitare) deux jours avant leur set sur la Warzone. Une interview revigorante et rassurante : la scène Hardcore hexagonale se porte bien, merci pour elle.

Line-up
: Vincent (chant), Olivier (guitare), Julien (guitare), Eric (batterie), Pierre (basse)

Discographie : Gloria Victis (2010), Vae Victis (2014)



Metal-Impact. C'est votre premier Hellfest en tant qu'interprète cette année, comment vous le sentez ?
Pierre. Ca va, c'est décontract'. Nous on est au Hellfest tous les ans parce qu'on a un stand avec le label Useless Price Records. On a pas trop de stress.
Olivier. On est impatients quand même, impatients de jouer, voir comment ça va se passer, j'espère qu'on aura du monde au concert dimanche, avec les contrôles de sécurité qui ont été renforcés.
Pierre. C'est la seule peur, je pense qu'on aura la pression avant de monter sur scène mais ça va là.

MI. Vous jouez dimanche matin sur la Warzone, vous êtes allé repérer les lieux, la nouvelle installation ?
Olivier. Moi, je ne l'ai pas encore vue.
Pierre. Je l'ai vue ce matin. Le Hellfest c'est du pur régal, tout est hyper bien organisé, elle est magnifique la Warzone, c'est génial.

MI. Il y a des groupes que vous avez particulièrement envie de voir cette année ?
Olivier. Ce soir y a OFFSPRING et RAMMSTEIN, les deux j'ai jamais vu donc j'ai bien envie de regarder ce que ça donne, après y en a pas mal qu'on a déjà vus, mais il y a de la qualité, plein de groupes qu'on écoute plus ou moins.
Pierre. Beaucoup de choses différentes, on a l'embarras du choix, l'affiche est tellement éclectique.

MI. Dans le groupe vous avez des goûts musicaux différents ?
Pierre. Oui, même si on a des styles en commun, on aime tout. On écoute beaucoup de Metal, j'aime beaucoup les musiques de film, le Hip-Hop, notre batteur il aime le Jazz, notre chanteur écoute du Rockabilly, Psychobilly, des trucs je connais même pas les noms. Donc oui, très différent.

MI. Quels sont les groupes de la scène française dont vous soyez particulièrement proches ?
Pierre. Les groupes du label, comme BLACK KNIVE de Toulouse... Euh, on a tellement de potes que ceux qu'on va pas citer vont nous casser la tête.
Olivier. On est trop sympa, intelligents, beau gosses que les gens nous aiment bien [rires]
Pierre. En dix ans, on a créé beaucoup d'affinités.

MI. Vous avez fait une tournée en Indonésie en 2014, qu'est-ce qui vous a amenés à jouer là-bas ?
Olivier. On a eu une proposition de tourneur, on a dit banco et je ne sais pas si ta prochaine question c'est est-ce que c'était bien mais ça l'a fait grave. Il y avait plein de monde, les gens étaient adorables, ils connaissaient tous les morceaux, c'était vraiment la fête.
Pierre. De la belle chaleur comme il fallait. De la route, des routes défoncées mais les gens sont hyper contents de te voir, ils ont le sourire, c'est chaleureux, c'est agréable. Hormis les conditions de concert qui étaient un peu difficile de temps en temps.
Olivier. Sûrement notre meilleure tournée je pense.

MI. Qu'est-ce qui était difficile ?
Olivier. Les flics.
Pierre. On a eu des concerts annulés à cause de la police. Là-bas ils ont tous les droits. Le climat, il faisait très chaud, 35°. La route, pour faire 500 km, il fallait 10 heures, ça roule à gauche [rires]. Le matos est parfois compliqué. C'est pas les mêmes moyens qu'en Europe. On jouait sur des petits combos mais les gens étaient tellement gentils que ça a tout rattrapé.
Olivier. En Europe on joue devant 150 ou 200 personnes, là-bas on jouait devant 1000 personnes. Il y avait des salles dont je ne connais pas la capacité mais c'était dingue, vraiment énorme.

MI. La police a annulé des concerts ! Pourquoi ?
Olivier. Ils sont chiants. Dès que le concert dépasse l'heure prévue, ils demandent d'arrêter. En Europe, c'est très rare que les flics arrêtent un concert. Faudrait vraiment que les voisins soient en mode méga vénère. Et même s'il y a des salles qui ont des problèmes de voisinage, j'ai rarement entendu la police arrêter des concerts. Là-bas, tu dépasses de dix minutes, ils débarquent ils coupent le son. Toi t'es en tête d'affiche, t'es en dernier, donc tu subis le retard des autres. Les concerts ont pas été annulés, c'est juste nous et un ou deux dernier groupe qui ont pas joué. Il y en a un on était sur scène, ampli branché, les flics ont dit "ça dépasse, on coup". On a essayé de négocier mais ils s'en foutent.

MI. Et comment sont les salles là-bas ?
Olivier. Ca dépend. Il y avait des salles des fêtes immenses. Ils n'ont pas vraiment de salles de concert en tant que tel. A Bali c'était une salle de concert avec une scène. Sinon c'est des scènes comme en salle des fêtes. Ils montent le système son et la scène pour le concert. Groupe électrogène sous la pluie, tranquille, pas de problème.

MI. Qu'est-ce qui différencie le public Indonésien du public européen ?
Olivier. Ils sont fanatiques. Dès qu'on arrêtait de jouer, limite il y a un moment le chanteur ils le tiraient dans le public, ils étaient vraiment à fonds.
Pierre. Ca ne fait pas longtemps qu'ils ont accès à ce type de musique mais ils sont vraiment avides de découvrir. Il y en a, ils connaissaient des groupes que même moi je ne connais pas. Ils ne sont pas lassés, ils écoutent de tout, ils découvrent en fait.
Olivier. Ils sont connaisseurs, ce n'est pas genre on leur met plein de trucs dans les oreilles et ils prennent tout. Ils savent ce qui passent en Europe, ils checkent internet à fonds. Les fans indonésiens connaissaient plus notre actualité que les fans européens.

MI. Le succès que vous avez rencontré en Indonésie, ça vous donne envie de retourner jouer dans cette région du globe ?
Pierre. Ouais.
Olivier. On prévoit le Japon l'an prochain. Dans le meilleur des mondes il faudrait faire Japon et Indonésie du même coup mais ça fait beaucoup de congés donc je ne pense pas qu'on le fasse. Moi l'Asie je ne connaissais pas du tout, j'ai découvert et je kiffe alors que ce n'est pas du tout un endroit du monde qui m'intéressait.

MI. Votre percée en Indonésie fait un peu penser à la success story de RISE OF THE NORTHSTAR au Japon, vous ne trouvez pas ?
Olivier. C'est différent. C'est deux cultures vraiment différentes mais c'est vrai que ça a le point commun d'être tellement dépaysant par rapport à l'Europe, aux USA et ce qu'on a l'habitude de voir dans les clips. Le public est hyper motivé, ils ont une culture très différente que tu ressens. Même quand on joue en Europe de l'Est, il y a des différences de culture mais on n'est pas dépaysés. La Russie c'était différent parce que c'était très froid en termes de relations humaines mais l'Asie il y a tout qui est différent. Même dire bonjour à des mecs c'est différent. Tous les ressentis par rapport à la musique, les réactions par rapport aux blagues, c'est vraiment un monde à part.

MI. Aujourd'hui en France, vous pensez qu'il y a une scène Hardcore et un public pour ce genre de musique ?
Olivier. Il y a du monde, nous c'est rare qu'on fasse des bides. Il y a régulièrement 100 personnes minimum. Ce n'est pas une grosse jauge mais bon.
Pierre. des groupes qui prennent le relais aussi, ça c'est important. Dans toutes les villes il y a une petite scène Hardcore, des petits groupes notamment Ouest et Nord-Ouest. C'est costaud. Là ça joue pas mal. Même Lyon, ça se bouge, il y a beaucoup de groupes qui se forment. Je ne m'inquiète pas pour la relève.
Olivier. Il y a pas mal de trucs qui durent depuis quelques années. Nous ça fait dix ans qu'on joue et ça fait dix ans et on croise beaucoup de gens qui sont encore là, c'est cool. Il y a un truc assez stable et de nouvelles personnes qui se greffent au truc. Niveau structures, groupes, sans parler que du public, il y a de quoi faire. Même au Hellfest, il y a pas mal de gens qui sont venus nous voir au stand pour nous annoncer qu'ils iraient au concert. On ne s'attend pas à une grosse jauge, on n'a rien à voir avec une tête d'affiche, mais t'arrives quand même à fédérer un petit groupe de personnes. On joue quand même assez souvent et les gens ne sont pas trop saoulés. En Hardcore t'as beaucoup de choix, c'est quand même assez large. Donc pour répondre à ta question je pense qu'il y a du public.

MI. Qu'est-ce qui vous a amené à choisir une thématique Empire Romain / Peplum pour votre groupe ?
Olivier. Le nom nous parlait, il y avait une bonne signification, on aimait bien comment il sonnait. Du coup on s'est dit qu'on allait faire un truc qui découle un peu, qu'on allait rester dans un univers où le nom va avec les visuels et compagnie, garder une certaine logique. Il n'y a pas forcément de raison. On n'est pas forcément fans de l'Antiquité mais ça nous a parlé, l'imagerie nous a plu et on est resté là-dessus.

MI. Vous avez utilisé des extraits de films pour illustrer vos chansons, notamment Gladiator de Ridley Scott, il y a une raison particulière ?
Olivier. On adore les films d'action et les nanars ou les films d'action en général. On aime le second degré, les grosses répliques avec les voix graves et Gladiator c'était pile le compromis entre ce qu'on aime bien en cinéma et l'univers du groupe avec ce côté Rome Antique. C'était le truc à la croisée de ce qu'on faisait en musique et ce qu'on kiffe en cinéma. Nos deux grandes passions. C'est les deux grosses influences qu'on retrouve dans ALEA.

MI. C'est un univers sur lequel vous pensez que vous allez encore pouvoir broder ?
Olivier. Non, c'est pour ça qu'on arrête là. On a dit ça suffit [rires]. Là on fait un album, on fait un truc en plus, après je ne sais pas où on va. On n'en parle pas trop, on ne sait pas exactement ce qu'on va faire après. Les albums sont assez éprouvants à écrire, donc on va se décontracter un peu. Enregistrer des trucs où on se fera plus plaisir, pas se contraindre sur le nombre de morceaux. La thématique on verra comment elle va évoluer. Nous même on ne le sait pas.
Pierre. On fait les choses spontanément, on verra bien. On n'a pas de projet vraiment loin. A court terme on veut sortir l'album, faire des concerts et on verra après.
Olivier. Si ça se trouve on ne se rendra même pas compte qu'on a épuisé le truc et qu'on tourne en rond. C'est peut-être déjà le cas.

MI. Quelle place occupent les albums dans votre projet ?
Olivier. C'est un passage obligatoire les albums, ça fait partie des étapes pour un groupe. Nous on est pas un groupe professionnel, pourtant on arrive au troisième album et j'ai limite envie de dire que je préfère composer les morceaux et les enregistrer au fil de l'eau. Pas forcément les sortir mais faire des vidéos dessus, des clips, des trucs qui nous intéressent. Et si vraiment on en a plusieurs, faire un disque pour les poser dessus, mais je ne pense pas que ça sera une contrainte qu'on va se mettre. Si on ne se sent pas de les sortir, on ne les sortira pas. Mais dans tous les cas t'as un nouvel album qui arrive cet été et ce dont on est en train de parler ça sera encore après et je ne sais pas exactement où on sera dans un an ou deux, mais je ne sais pas si on se reposera la contrainte de faire dix morceaux minimum pour faire un album.

MI. Premier album en 2010, deuxième en 2014, troisième en 2016 : le rythme s'accélère ?
Olivier. Oui, on a été plus rapides pour le troisième mais on ne se pose pas vraiment de questions. On compose, on joue, tant qu'il y a des concerts on a un peu moins de temps pour composer.
Pierre. Ce qui explique aussi le gros écart entre le premier et le deuxième c'est qu'on a eu un changement de line-up, et on n'était pas habitués. C'est pas agréable, on n'aime pas ça.
Olivier. Ca justifie un peu l'écart parce que tu as une personne qui rentre dans le groupe, elle doit se mettre dans le moule, dans l'ambiance, dans la mentalité. On apprend à jouer ensemble, c'est bête mais du coup tu ne sais pas comment appréhender les choses. On a attendu quatre ans, on sort un album tous ensemble, c'est un peu la confirmation même pour lui qu'il est vraiment dans le groupe. On a fait des chansons ensemble, on a enregistré, on pose un album ensemble, là je pense que le mec se sent vraiment en mode "là c'est bon je fais partie du groupe".

MI. J'ai jeté un oeil à votre site internet, il n'est plus vraiment à jour, pourquoi le maintenir ?
Olivier. Il n'est absolument pas à jour, clairement faut qu'on mette tout à jour, plus personne ne va sur le site donc on n'y pense même pas. On est tellement à l'arrache, là c'est ma faute, j'avoue.

MI. C'est important la présence sur le net ?
Olivier. C'est important mais on n'a pas une démarche professionnelle dans le sens où on fait ça pour se marrer, on est cinq potes. Le site web j'y ai pas pensé depuis des lustres. On met à jour Facebook et Instagram, on interagit avec les gens. Faire un site vitrine, il faudrait le faire mais on n'en parle même pas, ça nous intéresse pas vraiment. Il date des années 90 et c'est clair que maintenant il faudrait qu'on fasse tout bien... Ou qu'on enlève la page pour renvoyer sur Facebook.

MI. Quels sont les retours de vos fans sur les clips postés ?
Olivier. On a des gens qui suivent le groupe, ils suivent les vidéos, ils réagissent, ils comparent avec les autres vidéos, on a un côté un peu second degré, on se fait plaisir, il y a des gens qui aiment qu'un groupe ne se prenne pas la tête. Du coup on peut se permettre de mal jouer, les gens pensent qu'on plaisante alors qu'on est juste mauvais [rires]


Ajouté :  Lundi 15 Août 2016
Intervieweur :  Rivax
Lien en relation:  Alea Jacta Est Website
Hits: 4440
  
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