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DU PAGANISME A NIETZSCHE : Se Construire Dans Le Metal (2010)





Auteur : Nicolas Walzer
Langue : Français
Parution : 2 mai 2010
Maison d'édition : Camion Blanc
Nombre de pages : 236
Genre : Etude sociologique
Dimension : 15 x 21 cms
ISBN-13 : 9782357790629









Avec Nicolas Walzer, nous nous étions jadis séparés un peu fâchés au sujet de la chronique de Satan Profane : Portrait d’une jeunesse enténébrée. Alors qu’il avait juré, craché dans un mail touffu rempli de poésie qu’on ne l’y reprendrait plus à autoriser la promo de ses bouquins vers les webzines spécialisés, voilà que l’autre jour, dans un colis soigneusement empaqueté, Du Paganisme à Nietzsche : Se construire dans le Metal, son dernier ouvrage a finalement trouvé l’adresse de mon domicile. Autant le dire d’emblée, la lecture a été longue et parfois pénible. Mais ce, pas tant pour les mêmes raisons que l’opus précédent : lourdeur, indigence, redondances cycliques, bien au contraire. Le fond de commerce de Satan Profane m’ayant bien plus inspiré que celui-ci, j’ai parfois eu du mal à m’investir totalement dans la découverte de la « dichotomie : imaginaire païen contre néopaganisme » et autres sujets brulants relatifs à la philosophie. Je dois aussi avouer que si le paganisme ne me concerne qu’au travers de quelques groupes délicatement triés sur le volet, le style et la clarté des propos du sociologue m’ont tout de suite mis en confiance sur la question « avec quel œil aborder cet ouvrage ? ».

Du Paganisme à Nietzsche, comme son nom l’indique clairement, passera en revue les origines du paganisme contemporain, disséquera le rapport qu’ont certains musiciens avec la Nature (comme Armand de BRAN BARR) et reviendra finalement sur l’influence qu’à eu Nietzsche et son « Ubermensch » sur le développement du Pagan Metal. Le sous-titre, en revanche, m’apparaît comme réducteur puisqu’on ne parle pas ici de Metal mais plutôt de Pagan ou de Black Metal. Et là, la frange de personnes réellement concernés se réduit fortement. Le premier chapitre, relatif aux racines profondes du mouvement s’efforce de donner la définition des termes paganisme, néopaganisme, imaginaire païen et j’en passe. Le docteur Walzer, à grands renforts de citations et références, nous propose une étymologie précise et fournie des termes étudiés, probablement afin de rendre la suite du livre plus compréhensible pour les lecteurs lambda comme moi. Dommage que la manière de mettre en page ce chapitre soit peut-être un peu trop scolaire voire universitaire et puisse faire décrocher les lecteurs les plus distraits. Fort heureusement, les deuxième et troisième chapitres deviennent vraiment parlants pour la grande majorité d’entre nous, puisqu’il s’agit là d’aborder la culture Pagan au cœur du Metal, en revenant sur l’importance des symboles choisis pour les pochettes d’albums (illustrations et explications à l’appui), le passage fort intéressant sur le pourquoi des dérives qui ont conduites à l’éclosion du NSBM et l’analyse du parcours d’EMPEROR via des citations de son leader Ihsahn. Fort de l’intervention de nombreux protagonistes, Nicolas Walzer parvient toujours à illustrer ses propos avec justesse et précision. Je lui reprocherais éventuellement de trop s’attarder sur le témoignage de certains artistes, qui parlent avant tout en tant qu’hommes et non que musiciens et qui clament haut et fort vivre leur passion selon leurs propres dogmes et non selon des codes préétablis, et qui justement, ne sont que des exemples excentrés là où l’on a l’impression qu’ils sont la définition même du paganiste de base. Intervient ensuite le chapitre sur Nietzsche. Je ne suis pas un philosophe émérite et je ne peux pas vraiment dire que j’ai parfaitement compris où voulait en venir Nicolas, mais je peux affirmer que je comprends mieux cette fascination béate des métalleux pour le moustachu teuton. J’ai d’ailleurs adoré le passage où l’auteur met en évidence la pauvreté intellectuelle avérée d’un groupe comme GORGOROTH qui mêle volontiers Nietzsche et son Crépuscule des Idoles avec l’imaginaire satanique et qui, par-dessus le marché, n’en est pas vraiment à sa première ineptie. Nietzsche, de par ses écrits, avait cette volonté de se mettre en quête d’un pouvoir, il refuse toute forme de subordination en énonçant clairement « sois ton propre maître ». C’est probablement cette vision manichéenne des choses qui doit séduire les métalleux recherchant l’autarcie. C’est aussi une grande erreur, puisqu’il nous est clairement expliqué que les « aphorismes de Nietzsche ne doivent surtout pas être pris au pied de la lettre mais soumis à interprétation ». Pour finir, Walzer pointe du doigt la trilogie du Seigneur des Anneaux, considérée comme une œuvre d’inspiration majeure pour la musique Metal. On passe l’exemple classique de SUMMONING et tous les noms de groupes / pseudos / albums relatifs au triptyque pour s’intéresser au message véhiculée dans les romans, à savoir un message profondément catholique, comme l’était Tolkien. C’est donc avec beaucoup d’amusement qu’on constate qu’énormément de groupes de Black Metal ont emprunté un nom, une expression à la trilogie sans savoir que ses racines étaient cimentées dans un sol chrétien.

Au final, c’est tant les anecdotes surprenantes que le travail de fond impressionnant de Nicolas Walzer et son équipe qui me font prendre ma plus belle plume et signer l’armistice ou le cessez-le-feu. Du Paganisme à Nietzsche : Se construire dans le Metal est un ouvrage construit et fourni qui contentera aussi bien les sociologues en herbes désireux de mieux comprendre l’attachement des métalleux français à leurs racines que les néophytes, forcément curieux de comprendre pourquoi une photo de Johan Hegg (AMON AMARTH) peut se retrouver sur la couverture d’un livre au titre racoleur relatif à Nietzsche.


Ajouté :  Mercredi 23 Mars 2011
Chroniqueur :  Stef.
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